Eus£BE, Hist.EccL, IX
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142 LE CHRISTIAiNISME ET L EMPIRE ROMAIN.
la joie parut sans melange. Eusebe, temoin oculaire, montre les confesseurs sortant de prison ou rentrant d'exil, les eglises relevees de leurs mines, et les paiens eux-memes frappes de ce changement subit^ Mais, dans le m^me moment, la puissance de Maximin s'accrut. Galere venait de mourir : ses provinces d'Europe furent le parlage de Licinius et celles, beaucoup plus etendues, qu'il possedait en Asie augmenterent I'apanage de Maximin , devenu ainsi maitre de tout TOrient. Avant la fin de 311, ce prince haineux avait repris en detail les concessions qu'il avait d'abord sembl6 faire aux chretiens. II commenga par leur defend re, « sous un pretexte quelconque » , de tenir des assemblees dans les cimetieres^. Puis il organisa contre eux un soulevement de I'opinion publique qui, par les moyens employes, — le petitionnement , le pamphlet, la conference, Taffiche, I'ecole, — revele dans Maximin ou ses conseillers une habilete toute « moderne » a remuer Tesprit des foules.
Maximin parcourut ses Etats durant les derniers mois de 311. Dans chacune des villes qu'il Iraversait, des deputes, comme obeissant a un mot d'ordre^, se presentaient a lui. lis lui demandaient de proscrire de nouveau le culte chrelien, ou au moins d'interdire a ses adeptes d'habiter plus longtemps
i. Eusebe, Hist. EccL^lX, i; Lactaxce, De mort. pers., 35.
±, EcSEBE, Hist. Eccl.f IX, 2.