‹ Le christianisme et l'empire romain: de Néron à Théodose (volume 2)Chapitre 79 sur 164 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

termes formels, reconnaissant I'exercice officiel de rharuspicine aussi nettement qu'elles en punissent les manoeuvres secretes. On pent les rapprocher d'ordonnances semblables rendues par des princes paiens. Si elles portent au paganisme un coup indirect, c'est en lui interdisant de conspirer dans Tombre et le mystere, en Tobligeant a vivre au grand jour, et a communiquer m^me ses oracles au souverain; mais, telles qu'elles sont, elles frappent seulement des abus, ne donnent aux partisans de Tancien culte aucune cause legitime de plainte, et paraissent emaner du pontife non moins que de I'empereur.

D'autres mesures de Constantin, a la memo epoque, rentrent aussi exactcment dans respritdel'edit de Milan, car elles ont pour objetde mettre les Chretiens sur un pied d'egalite avec les pa'iens, conformement a cet edit, qui reconnaissait les mSmes droits aux divers cultes entre lesquels se partageaient les sujets de I'Empire. Tels sont les lois ou rescrits de 313, 319, 320, declarant les pr^tres catholiques exempts de toutes les charges municipales ' ; exemption equitable, puisque les pr^tres paiens en jouissaient deja ^ , malheureusement a peu pr6s detruite, au detriment des Chretiens, par

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