‹ Le christianisme et l'empire romain: de Néron à Théodose (volume 2)Chapitre 87 sur 164 · EusEBE, Do vita Const.f IV · texte numérisé non relu

EusEBE, Do vita Const.f IV

ITt U CHIKTIUISME ET LEMPIRE ROMAIH.

S40 titre I'indi'int^. a an aaditoire cbretien, et probaMemenl ectlesiastiqoe : la conclusion liberate qui sen ii-gage n'eo a que plus de valeur. MSme qiiand il parle de Tancten cnlle avec une sorle Ac passion bainense, CoBstanlia s' engage a le laisser vivre,

II fant recbercber mainlenant comment ces prtncrpea furent appliques. Conslantin a rappele luimdme que les paiens, apres I'echec de Licinius, i!prouv6reat de grandcs craintes. Comme ils avaicnt, en Orient, fait cause commune avec celui-ci, ils s'attendaient a des represaiUes. Des mesures coatraires k leur religion learcussent paru natureUes, Gt prcaque legitimes. Constanlin se borna aux plus indispensables. En Occident, oili son autorite n'avail point et^menac4e, et oil tout an plus pourraiton signuk'r cliez les pai'ens quelques effervescences locales ', il n'eut k faire aucun changemeat. En Orient, il cffa^a le caracliire officiellement paien quo Liciuius avait donne ou rendu a touto I'administration, revoqua des fonctio an aires, et, la oii iJ n'l'-tablil pas des magislrats Chretiens, commanda Hux paVons laisst's en fonctioas de s'abstenir de tout stici-ilico public ', En meme temps il remit en viguour les ordoonances de 319 et de 331 sur la diviualiou. abrvig^cs par son rival *. La seule mesore

atteignant directement le culte paien fut une loi que cite Eusebe. Conslantin defendit en Orient d'elever de nouvelles idoles*. Probablement cette loi fut toute de circonstance, inspiree par les necessites politiques du moment, et destinee a n'y pas survivre.

L'examen des actes publics de Constantin durant la derniere periode de son regne ne montre rien de change, au fond, dans le syst^me de tolerance adopte en 313. Les changements sont surtout dans la forme : Constantin fait de moins en moins violence a I'expression de son mepris pour Tancien culte, de son attacliement au nouveau. Mais il demeure officiellement le chef du paganisme. Des incriptions de 328 lui donnent le titre de souverain pontife^. Une loi posterieure a lui, mais faisant allusion a des faits de 333, nous apprend qu'a cette epoque on ne pouvait encore, a Rome, abattre un monument funeraire, m^me menace de mine, sans avoir prealablement presente requete au college des pontifes ^. Des lois de 335 et de 337 confirment en Afrique les privileges des flamines perpetuels et des sacerdotes municipaux *. Constantin ne fait aucune difference, dans le partage des magistratures et des favours, entre paiens et Chretiens^.

i. Eusebe, De Vita Const., ii, 4S.

2. EcKHELy Doctr, numm.yt. VIII, p. 76; Orelli, Inscr., 1080.

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