Corp, inscr, lat., t. VI
sode de ces proces montre une fois de plus le caractere illusoire des penalites prononcees contre un autre d^lit, celui de sacrifice. Le philosophe Demetrius Chytras etait accuse d'avoir consulte en 359 un oracle sur les destinees de Tempereur. Pour sa defense , il declara qu'il avait plusieurs fois offert des sacrifices, comme depuis I'enfance il avait coutume de le faire, mais pour apaiser les dieux , et nuUement pour connaitre Tavenir. Cette explication le fit acquitter * .
Telle fut la politique de Constance a I'egard du paganisme. Repudiant la tolerance promise par Constantin , elle ne racheta m^me point par les resultats cet oubli des engagements. Impuissante et irrilante, elle n'entama pas le paganisme la ou il se sentait fort, precipita sa chute la seulement ou il tombait de lui-m^me, sema dans les Ames paiennes des germes de colere qui ecloront sous Julien , et ainsi , dans I'ensemble , retarda plus qu'elle n'avanga la mine inevitable de I'ancien culte.
La conduite de Constance a I'egard des Chretiens acheva de discrediter la cause qu'il avait voulu servir avec tant d'impetuosit^. Les divisions entre enfants d'une m^me Elglise, dont s'etait si souvent effray6 Constantin, et en qui il avait vu avec raison le plus grand obstacle a la conversion des idolA-