‹ Le Christianisme et l'Empire romain de Néron a ThéodoseChapitre 108 sur 176 · Socrate, HisU EccL^ III, iC · texte numérisé non relu

Socrate, HisU EccL^ III, iC

LE CHRISTIANISME ET L'EMPIRE ROMAIN. 22f

§ 5. — Julien et les Juifs.

Les rapports de Julien avec le judaïsme sont l'un des épisodes les plus curieux de son histoire. Les Juifs ne portaient pas ombrage au champion de rhellénisme. Réfractaires à la civilisation qu'il préférait, mais ne prétendant pas à la supplanter^ ils recevaient de lui une faveur mêlée de mépris. Le mépris était pour le peuple jugé de tout point inférieur aux Hellènes, la faveur pour le peuple qui rivalisait avec Julien de haine contre les chrétiens. La théorie de Julien sur les dieux nationaux lui faisait même accepter le dieu des Juifs. Avec la contradiction qui fait le fond de sa théologie, tantôt Julien reconnaissait en lui un des noms du Dieu universel ^ tantôt, au contraire, il le dépouillait de tout caractère d'universalité pour en faire la divinité locale d'un peuple et d'une race 2. Il se proposait d'aller, au retour de l'expédition de Perse, l'adorer dans Jérusalem, en môme temps qu'il relèverait celle-ci de ses ruines ^. On sait que Julien conçut un dessein plus extraordinaire encore, celui de rebâtir le temple détruit par Titus. Cette entreprise fut commencée à grands frais. Quelle était,

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