‹ Le Christianisme et l'Empire romain de Néron a ThéodoseChapitre 117 sur 176 · Oratio IV · texte numérisé non relu

Oratio IV

4. Tovç neçï èxeh'ov tovç èfivrjrovq. Liban lUS, De vita sua; Reiske, 1. 1, p. 16.

6. Ot T^v yvdfitiv pdqSa^ot ttairtiv y^xi^ âdeoi, JulieNi Ep, 23.

6. Hoderatos quidem, licet paucos, moramque probitate comper-

tOS. AMM.EN MàRCELLINï XXU, 4.

7. Voir, sur le martyre des palatins Jean et Paul, le livre du P. Ger- MANO, la Casa celimontana dei SS. martiri Giovanni e Paolo, Rome, 1891.

d'avoir, en déclarant la guerre à la religion chrétienne, grandement ébranlé la puissance romaine ^ Hardi changement de point de vue! Ce que les païens, aux siècles précédents, reprochaient au christianisme naissant, de mettre en péril Tunlté morale et Texistence matérielle de FEmpire, saint Grégoire le reproche maintenant au paganisme renaissant, parce que, en fait, de païen qu'il était jadis, l'Empire, par la constitution comme par le nombre, était devenu chrétien. Mais ce péril, s'il fut aussi grand que le dit Torateur de Nazianze, n'eut pas le temps de se produire, et le vent chassa vite « le petit nuage » qui semblait receler dans ses flancs de dangereuses tempêtes ^.

Lesapostasiesfurentnombreuses.Parreffetmême de la discipline militaire, beaucoup, dans Tarmée, revinrent au paganisme avec autant de facilité peutêtre qu'ils en avaient eu à l'abandonner, et remplacèrent le labarum par l'image des dieux sans plus de peine qu'ils n'en avaient montré naguère en substituant à ces images le labarum ^. Parmi le peuple, il y eut aussi des conversions intéressées, et Julien lui-même remarque soit l'ennui ou la gaucherie des gens qui essaient de sacrifier *, soit leur

1. Saint GtiÉcoiRE de Nazianze. Oratio IV, 74. — Les habitants fS'Antjof^ho accusaient aussi Julien d'avoir « bouleversé le monde. » JiiisQpogfin. 23.

?. MoL <i[LrLt>ué à saint Athanase ; Sozomè!(e, Hist EccL, V, i\,

&. imiEn, Ep, 38; saint Grégoire de Nazianze, Oratio IV ^ Gk-65.

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