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empressement excessif et suspect*. On vit des transfuges plus extraordinaires, comme ce sophiste qui, chrétien zélé sous Constance, se fit païen ardent sous Julien, et pleurera son apostasie avec une bruyante ostentation sous les règnes suivants^. Même dans le clergé, quelques-uns cédèrent à la séduction ou à la peur : non seulement cet étrange évéque dllion, qui, resté païen en secret sous Constance, jeta avec empressement le masque dès que parut Julien ', mais d'autres, évêques ou prêtres, dont l'histoire a gardé le souvenir^. En face de ces faiblesses, les exemples contraires abondent. Chez quelques-uns, plus directement tentés, la résistance, on Ta vu, alla jusqu'au martyre. D'autres, et parmi eux on cite de hauts fonctionnaires ou des officiers de rang élevé, eurent le mérite de rester insensibles, pour garder leur foi, aux promesses comme aux menaces *. Julien lui-même raconte le peu d'effet que ses exhortations à revenir au culte des dieux produisirent sur le sénat de Béroé *. Des gens du peuple montrèrent la même fermeté, et, selon le mot d'un contemporain, repoussèrent comme un mur solide toutes les attaques d'une impuissante ma-
f. SoCRATE, HUt. EccLf III, 13.
3. Lettre de Julien, publiée par Hexnixg, dans VHermès, 1875 et portant le »<> 78 dans Tédition d'HERTLEiN, p. 603.
4. Chron. pose,, ad ann. 363 ; Puilostorgc, VK, 13. U, Saixt Grégoire de Nàziak^ Oratio IV, 6S.