Ep
chine * . Il faut ajouter que pendant le combat même, le christianisme réparait ses forces, et regagnait souvent le terrain perdu : au moins à Alexandrie, par la grande influence d'Athanase, les chrétiens qui passaient à Tennemi étaient remplacés par des païens qui chaque jour entraient dans le sein de TÉglise persécutée^.
Un résultat auquel Julien était loin de s'attendre fut la fin, en face du commun péril, de toute division dans le peuple chrétien. Sous la main du persécuteur , les plaies ouvertes par la tyrannie religieuse de Constance se fermèrent*. Sans doute il y eut là une trêve passagère plutôt qu'une paix durable : mais elle suffit à réparer bien du mal, et à rendre aux Églises la vigueur nécessaire pour résister à Tassant du paganisme.
Finalement, sur tous les points l'effort de Julien échoua. De son essai de restauration païenne une seule chose demeura, l'affaiblissement produit par une tentative avortée. Au lendemain de sa mort, la religion païenne était moins forte que le jour où il monta sur le trône. Le mot prêté à Julien blessé : « Tu as vaincu, Galiléen^! » est vrai comme tous les mots historiques. Probablement il ne fut jamais prononcé, mais il est sorti de la consctence du peu-