‹ Le Christianisme et l'Empire romain de Néron a ThéodoseChapitre 120 sur 176 · Théodoret, Hist. EccL, III · texte numérisé non relu

Théodoret, Hist. EccL, III

pie. Julien avait lui-même, dès 3G1, prédit ce que serait son règne, en essayant de peindre sous de fausses couleurs celui de Constantin. Il compare les travaux du premier empereur chrétien à ces jardins d'Adonis, que les femmes syriaques formaient le matin en plantant dans un vase des fleurs coupées*. Le soir les voyait flétries, parce qu'elles n'avaient pas de racines. Il en fut de même de l'œuvre de Julien. Comme les jardins d'Adonis, elle ne dura qu'un jour.

11 n'y eut pas besoin de contrainte pour détruire ce qu il avait fait. L'édifice s'écroula de lui-même. Ëlu à la hâte, au milieu des désastres de la retraite de Perse, Jovien n'eut qu'un mot à dire pour que les soldats revinssent au christianisme*. De tous côtés les apostats demandèrent k faire pénitence. Beaucoup de temples se fermèrent plutôt qu'ils ne furent fermés ^. Dociles aux conseils de leurs chefs, les chrétiens s'abstinrent de représailles \ Ils ne demandèrent même pas qu'on fît revivre les lois de Constance prohibitives de l'idolâtrie. Un édit rétablit simplement la liberté religieuse^. Cela suffit pour remettre les choses dans la situation où les avait placées Constantin, le paganisme cessant d'être la religion officielle, mais demeurant unere-

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