Ibid,, IX, XL
24 1 Lfi CHRISTIANISME ET L'EMPIRE ROMAIN.
théâtrale les comédiens ou comédiennes qui auront reçu le baptême dans une grave maladie, ou leurs filles si elles mènent une vie honorable * . Mais en même temps, comme Constantin Favait fait déjà, Valentinien confirme ou augmente les privilèges des pontifes provinciaux du culte païen '. Dès la seconde année de son règne, il avait, par des lois sévères, renouvelé la défense aux curiales d'entrer dans les ordres sacrés à moins de faire l'abandon de leur patrimoine ^, et supprimé les exemptions accordées par Constance aux clercs qui faisaient le commerce ''. Bientôt, s'abandonnant aux méfiances auxquelles sont sujets dans tous les temps les dépositaires du pouvoir civil, il restreignait le droit d'asile des églises ^. Sa défiance des empiétements du clergé alla presque jusqu'à rinjure : par une loi adressée au pape Damase il interdit aux clercs de recevoir des dons ou des legs de femmes chrétiennes, à moins d'en être les légitimes héritiers *. « Ainsi, s'écrie saint Ambroise, si une chrétienne lègue sa fortune aux prêtres d'un temple, son testament est bon; si elle le laisse aux ministres de sareligion, il est mauvais^ I »
i. Code Théod,, XV, vu, i, a.
i,Ibid.j VU, 1,75.