‹ Le Christianisme et l'Empire romain de Néron a ThéodoseChapitre 126 sur 176 · Code Théod,, XVI, v, 3; vi, U · texte numérisé non relu

Code Théod,, XVI, v, 3; vi, U

ariens. Dans l'affaire d'Auxence, à Milan, il prit même parti pour un évêque affilié à leur secte ^ . Mais il cédait, dans cette circonstance, à un désir excessif de rétablir une paix apparente, et non au goût de dogmatiser. Ce fut sa seule erreur de ce genre. En général, dans ses relations avec les chrétiens d'opinion diverse comme avec les païens, il demeura fidèle à sa résolution d'être neutre. Le prudent Tillemont se demande s'il faut Ten louer et penche vers l'affirmative *. Plus hardis, les deux historiens ecclésiastiques du cinquième siècle, Socrate et Sozomène, l'approuvent sans réserve '. De son côté, Ammien Marcellin traduit en termes remarquables le jugement des païens. « Ce qui fait la gloire de son règne, c'est qu'il se tint au milieu de toutes les diversités religieuses, n'inquiétant personne, n'obligeant personne à suivre tel ou tel culte. Il n'inclina pas par des lois menaçantes ses sujets vers ce que lui-même adorait. Mais il laissa les partis dans Tétat même où il les avait trouvés''. » Ceci n'est pas tout à fait exact, puisque Valentinien rétablit précisément l'équilibre des partis religieux, faussé par Julien : la vérité, c'est qu'il remit les choses à peu près au point où les avait laissées Constantin.

Page 1