Saint ÀMDROiSE, Ep. 57;Paulim, Vita Ambrosii
2. C'est ainsi que Seek entend le yersSS du poème anonyme dont il est question à la note suivante (Symmachus, p. cxviii).
3. Voir RuFiN, Hi$t. EccUy II, 33 ; et le poème anonyme découvert en 1867 par Léopold Dklisle, Bihl. de VÉcole des Chartes, 1867, p. 237; Revue archéologique, t. XVIII. 1868, p. 451-459; BulU di arch, crisUy 1863, p. 49-75. — Depuis les lois de Ttiéodose contre le culte païen, cette dégoûtante cérémonie avait cessé; on ne trouve plus . d'inscriptions tauroboUques à Rome après 390; Corp, inscr, laUy t VI, 512.
4. Le voyage de Théodose à Rome, attesté par Zosime et Prudence, mais contesté par plusieurs érudits modernes, a été mis hors de
versions se multiplièrent dans Taristocratie^.^eux que Tambition ou l'intérêt retenaient seuls dans le paganisme n'eurent plus de motifs pour y rester. Mai s aucune violence ne fut exercée contre personne. Les sénateurs païens gardèrent leurs sièges, leurs richesses, leurs honneurs. Théodose déplora publiquement la mort de Flavien. Les enfants de Flavien et d'Arbogast demeurèrent en possession de leurs biens ^. Il n'y eut ni confiscation, ni représailles, ni sang versé. L'amnistie demandée par saint Ambroise ^ fut accordée sans réserves. Les dieux payèrent seuls pour les hommes.
Cette victoire vraiment chrétienne termina la vie de Théodose. Il mourut le 17 janvier 395, après avoir partagé l'Empire entre ses deux fils, donnant l'Orient à Arcadius, l'Occident à Honorius.
Les fils du grand empereur ne le rappellent ni par l'intelligence, ni par le caractère. Arcadius passe sa vie au milieu d'intrigues de cour, soumis à une femme impérieuse ou à d'indignes favoris. Abrité derrière les murs de Ravenne, Honorius assiste impassible à la prise de Rome parles Goths, et paraît ressentir à peine les maux qui fondirent
doute par la découverte d'une inscription gravée sur le piédestal de la statue de Nicomaque Flavien, qui y fait clairement allusion; voir De Rossi, Ann, delV inst. di corr, archeoL, 1849, p. 285-356; BulL di arch. crist,, 4868, p. 70.
i. Prudence, Contra Symm., I, 41Ô et suiv.