‹ Le Christianisme et l'Empire romain de Néron a ThéodoseChapitre 150 sur 176 · Saint Ambroise, Ep, 61, 62; Paulin, Vita Ambrosii, li · texte numérisé non relu

Saint Ambroise, Ep, 61, 62; Paulin, Vita Ambrosii, li

sur le inonde romain dès que Tépée de Thôodose cessa de tenir les Barbares en respect. Cependant Tun et l'autre continuent avec fermeté la politique religieuse de leur père. Malgré l'opposition d'intérêts qui, pendant presque tout leur règne simultané, divisa les deux empires, et fut plus d'une fois sur le point d'allumer une guerre fratricide, Taccord sem ble, en cette matière, avoir duré entre eux. On s'étonne de l'importance de, leur œuvre législative. Ces deux souverains, également incapables et mous, ne cessent de rendre des décrets en faveur de l'Église et contre l'idolâtrie. De Constantinople ou de Ravenne partent chaque année des lois pour confirmer les privilèges du clergé, réprimer l'hérésie ou menacer le paganisme.

Quelques nuances distinguent l'œuvre des deux princes. L'un et l'autre frappent souvent les hérétiques, apoUinaristes, eunoméens, montanistes en Orient \ donatistes et même manichéens en Occident^. Mais Arcadius paraît moins porté que son frère à étendre les droits des évêques ou des clercs ^, en même temps qu'il montre au Juifs une faveur inattendue *. Honorius, .au contraire, confirme ou augmente à mainte reprise les immunités ecclésiastiques'^, et réprime les exactions ou la propa-

i. Code Théod., XVI, v, 23, 26, 27, 28, 29, 30, 84, 39, 33, 31, 36.

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