‹ Le Christianisme et l'Empire romain de Néron a ThéodoseChapitre 36 sur 176 · LxuPMUE^ Alev.y · texte numérisé non relu

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tianos esse passus est, dit le biographe d'Alexandre ^ . On eût pu croire toute la politique impériale au sujet des chrétiens désavouée par ce prince, et Fère des persécutions close pour jamais.

Malheureusement le fils de Mammée, eût-il eu d'avance les sentiments d'un Constantin, n'en avait pas le prestige et la force. Son règne fut ensanglanté par des émeutes qu'il fut impuissant à réprimer. Son préfet du prétoire Ulpien (à qui l'on attribue un recueil de tous les édits ou rescrits relatifs aux chrétiens^) périt dans l'une; dans l'autre fut martyrisé le pape Calliste *. Alexandre lui-même mourut victime d'une révolte de soldats. Il eut pour successeur le Thrace Maximin, que la haine de sa mémoire fit persécuteur. Avec la finesse propre aux Barbares, celui-ci proscrivit de préférence les chefs et les docteurs des Églises*, pensant que le meilleur moyen de détruire les chrétiens serait de leur ôterles dépositaires de l'autorité hiérarchique et les agents les plus actifs de la propagande. Les poursuites dirigées contre les évêques montrent que l'organisation ecclésiastique était maintenant bien connue. Il se peut, comme on l'a conjecturé, que ceux-ci eussent, en qualité d'administrateurs d'associations régulièrement constituées, leurs

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