Saint Ctprien, De opère et eleemosynis
3. Huic persécution! quotidie instant prxfecti in Urbe, ut qui Bibi oblatl fuerint in eos animadvertantur, et bona eorum fisco vindicentur. Saint Ctprien, Ep. 80.
cutions avaient cessé de fait, sans que le droit ait été changé. On laissait vivre les chrétiens et tomber en désuétude les lois d'exception rendues contre eux, mais le christianisme demeurait une religion illicite, toujours punissable en théorie. Gallien semble avoir voulu effacer cette tache originelle. Un édit général rendit aux évoques et h leur clergé — aux magistrats du Verbe, selon l'expression d'Eusèbe ^ — la liberté de leur ministère. Puis des rescrits, envoyés à plusieurs évéques, réglèrent les mesures d'exécution. On a conservé l'un de ces rescrits. Il est adressé à Denys d'Alexandrie et à ses collègues orientaux, et les remet en possession des « lieux religieux » saisis par le fisc ^. D'autres rescrits lèvent le séquestre établi sur les cimetières, et permettent aux évéques d'en recouvrer l'usage^. L'importance de ces actes éclate à tous les yeux. Les chefs des Églises et leurs ministres, supprimés parValérien, reçoivent de son fils une sorte d'investiture et comme une titre officiel. Les diverses catégories de propriétés ecclésiastiques que Valérien a séquestrées ou confisquées sont rendues aux représentants de l'Église. Celle-ci reçoit, non plus implicitement et en vertu d'une sentence juridique, commt5 celle d'Alexandre Sévère, mais formellement, par un édit et divers rescrits, le droit d'être
i, Toïç rov uioyov 7f(foe<nt3ai. Eos&be, Hist, Eccl.^ VII, 13.