Ibid
et de posséder. Quelques indices laissent penser que les particuliers chrétiens, dont les biens avaient été adjugés au fisc, furent eux-mêmes indemnisés ^ On croit voir déjà se dessiner dans ses grandes lir^i' - Védit de pacification que, cinquante ans plus :'. i ^ gnera Constantin.
y-- mreusement, à Gallien la force manqua \. ' ' ^poser . sa volonté et créer à son œuvre un *'« ' ain. L'histoire montre dans la plus grande ^ .u.-w de FEmpire, en Orient aussi bien qu'en Occident, Tédit exécuté et les chrétiens rentrés en possession des lieux religieux. Mais, à la même heure, l'unité de gouvernement échappe aux faibles mains qui la détenaient. C'est l'ère des « trente tyrans. » fiallien n'est plus guère souverain que de Tltalie et de r Afrique : à l'Occident, une vaste confédération, réunissant la Gaule, l'Espagne et la Bretagne, se forme sous le sceptre de vaillants guerriers; les provinces danubiennes se donnent un maître; l'É- ^ypte devient la proie de l'ambitieux Macrien ; à l'extrême Orient, la florissante royauté de Palmyre prospère sous Odenath et Zénobie. Le sort des chrétiens est ballotté entre tous ces princes, bien '\ qu'un seul d'entre eux, Macrien, paraisse les avoir persécutés. Sous son éphémère successeur, Émi- Jien, un épisode de la guerre civile qui désola Alexandrie montre même l'influence qu'ils avaient acquise
i. Saint Paclin de Nole, NaL, XYI, S59, 163, «70-S72.
et les services qu'ils étaient en état de rendre en ud temps où toute autorité semblait détruite \ Mai» si leur situation présente fut rarement aggravée par l'anarchie où était tombé FEmpire, l'autorité des réformes de Gallien y périt presque tout entière. La paix religieuse, qu'il avait cru fonder, continua d'être à la merci des événements.
§ 7. — La fin du troisième siècle.
Sauf une persécution courte et locale sous Claude le Gothique ^ (269), les fidèles furent en repos jusqu'à la fin du règne d'Aurélien. Celui-ci parait avoir très bien connu leur organisation. « On vous croirait assemblés dans une église de chrétiens et non dans le temple de tous les dieux, » écrit-il avec impatience aux sénateurs qui, dans un extrême danger de l'Italie, hésitaient à ouvrir les livres sibyllins ^, 11 est même familier avec les nuances du langage Ihéologique, au point de trancher par une règle de discipline ecclésiastique une question de propriété. Les fidèles d'Antioche disputaient, en 272, à rhérôsiarque Paul de Samosatcun immeuble de TËglise. « Le bien litigieux, dit Aurclicn, devra appartenir