‹ Le Christianisme et l'Empire romain de Néron a ThéodoseChapitre 48 sur 176 · Vopisici's, AurelianuSf · texte numérisé non relu

Vopisici's, AurelianuSf

à ceux qui sont en communion avec les évêques dltalie et Févéque de Rome ^ » En l'adjugeant aux orthodoxes, il reconnaît une fois de plus Texistence collective et le droit de propriété commune des catholiques. C'est la politique d'Alexandre Sévère, avec Félément nouveau qu'y a introduit Gallien, à savoir la reconnaissance des évêques comme chefs légitimes et presque comme personnages officiels. Quelle cause poussera, deux ans plus tard, Aurélien à l'abandonner? L'histoire ne le dit pas, et l'on est réduit aux conjectures. Il se peut qu'Aurélien , en se tournant tout à coup contre les chrétiens, ait cédé à un mouvement de fanatisme religieux. C'est une religion très personnelle que la sienne. Par politique, il soutient le culte officiel de Rome; au fond de son cœur, il croit en un dieu d'Orient. Fils d'une prêtresse de Mithra, il adore le Soleil, reçoit en songe ses avertissements, le proclame « le plus certain des dieux, » le fait « seigneur de l'Empire romain, » lui bâtit à Rome un temple magnifique, et institue en son honneur un second collège de grands pontifes ^. Le Soleil qu'exalte ainsi Aurélien est moins l'Apollon gréco-romain que le Mithra servi par sa mère dans une grotte de la Pannonie ou le Baal qu'on encense à Émèse et à Palmyre, ou

Page 1