‹ Le Christianisme et l'Empire romain de Néron a ThéodoseChapitre 49 sur 176 · Elsède, Hist, Eccl,, VU, 30, i · texte numérisé non relu

Elsède, Hist, Eccl,, VU, 30, i

2. Vopiscus, Aurelianuif K, 14, 35, 31, 35; ArnELius Victor, De Cmsart6tM ; ZosiME, I, 00; Eckhel, Doctr. numm,^ t VU, *p. 483; Mir- QUARDT, Rôm, Staativerw., t. ni, p. 82, 836; Bull, délia comm. arch* com,, 1887, p. S25.

plutôt il est tout cela, divinité composite en qui se résume le long travail du syncrétisme païen, et dont Julien, au quatrième siècle, essaiera de ressusciter le culte pour Topposer à celui du Christ. L'accent avec lequel, à plusieurs reprises, Aurélien parle de son dieu montre une dévotion vive, ardente, fanatique : on ne s'étonne pas qu'elle ait pu devenir intolérante et se faire persécutrice. Quoi qu'il en soit, en 274 un édit fut rendu contre les chrétiens, « édit sanglant, » dit Lactance ^ , qui malheureusement n'en donne pas le résumé. Une persécution suivit, qui fit des victimes, et eût été probablement très violente, si la mort d' Aurélien, survenue quelques mois plus tard, ne l'eût arrêtée.

Depuis l'élévation de Tacite au trône impérial jusqu'à l'établissement de la tétrarchie par Dioclétien, la situation des chrétiens fut relativement paisible. Cependant des martyrs sont signalés, soit à Rome, soit dans les provinces. Il est intéressant de rechercher en vertu de quelles lois ils furent condamnés. L'édit d' Aurélien n'avait pas été formellement abrogé; mais il était tombé presque tout de suite en désuétude. Il avait suffi, néanmoins, pour détruire l'effet de la reconnaissance légale dont l'Église fut l'objet sous Gallien, et pour faire revivre l'ancien droit proscrivant en théorie les chrétiens. Sur ce droit purent se fonder de nou-

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