‹ Le Christianisme et l'Empire romain de Néron a ThéodoseChapitre 52 sur 176 · I. EusÈCE, Ilîst. EccL, Vin, I · texte numérisé non relu

I. EusÈCE, Ilîst. EccL, Vin, I

8. De Rossi, Roma sotterranea, t. 1, p. f03 ; t. 111, p. 4H, ifî, i!>^ 61-64, 71-73, Hi, 433, 43S, |«7, 48S.

118 LE CHRISTIANISME ET L'Em^lRB ROMAIN.

veau illicite la religion chrétienne ; mais, même alors, la situation de TÉglise comme corporation propriétaire ne fut point ébranlée. Cette situation était encore si forte au milieu du siècle que Valérien la prit pour but principal d'une persécution nouvelle, et s'usa en vains efforts pour dissoudre Fassociation chrétienne. L'échec de sa tentative amena une seconde reconnaissance de l'Ëglise, plus formelle encore que la première, par Gallien. De nouveau, cette reconnaissance fut abrogée par l'édit de persécution d'Aurélien. L'Église retomba alors dans la situation juridique qui avait été la sienne au siècle précédent, jouissant le plus souvent d'une paix précaire, que des accusations individuelles ou même de nouvelles persécutions générales pouvaient interrompre à tout moment. Mais, au moins, l'expérience a été faite : il a été démontré que le pouvoir impérial peut s'entendre avec l'Église, et que le droit d'adorer un autre Dieu que les divinités officielles peut être accordé sans péril pour l'État. Par deux fois, l'antique législation religieuse de Rome a été mise en échec. Si dures que soient les épreuves encore réservées à la société chrétienne, les bases de là pacification définitive sont dès à présent jetées.

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