‹ Le Christianisme et l'Empire romain de Néron a ThéodoseChapitre 58 sur 176 · Pauio S. Theodoti, dans Ruikart, p · texte numérisé non relu

Pauio S. Theodoti, dans Ruikart, p

LE CHAISTIANISMC ET L'EMPIBE ROMAIN. 129

tues des dieux placées à rentrée des marchés ^ ; la même obligation est imposée aux gens qui veulent puiser de Teau aux fontaines publiques^. Le refus de se soumettre à ces pratiques dénonce beaucoup de chrétiens. Ceux que leur notoriété a mis en évidence sont directement invités à sacrifier ou à manger des viandes immolées. En Numidie furent longtemps célèbres « les jours de la thurification^, » c'est-à-dire les temps où le gouverneur Florus obligeait tous les suspects de christianisme à entrer dans les temples, à offrir des sacrifices, ou au moins à brûler de Tencens devant les dieux *. Mais il me paraît qu'une règle uniforme n'avait pas été, comme sous Dèce, imposée pour toutes les provinces, toutes les villes, tous les villages, ce qui permit en certains lieux, et particulièrement dans les États de Constance, d'adoucir l'exécution des édits. Dans l'ensemble, cependant, la persécution fut universelle, et, seloa le mot d'un Africain du quatrième siècle, « fit les uns martyrs, les autres confesseurs, d'autres renégats , épargnant ceux-là seuls qui parvinrent à se cacher*. »

i. Acta S. Seb(Mtianiy 65, dans Aeta SS., Janvier, t. H, p. S75. 3. Ibid.

3. QVI SVKT PAS6I 8YB PRESIDE FLORO IN CIVITATE MILEVITANA VU DIEBVS

TYRIFICATI0NI8. Bull. dx arch. crist.f 1876, pi. 111, n* S.

4. Sub persccutore Floro christiani cogebantur ad templa... immundifl fumabant arae nidoribus,ubicunque thus ponere nitcbantur. Saikt Optât, De schism. Donat,, III, 8. — Scis quantum me quaesivit Florus ut thurificarem. Actes du concile de Cirta. dans Saint Augustin, Contra Cresconium, m, 30.

8 Quae aUos fecit martyres, alios confessores, nonnuUos funesta

Un de ses caractères, attesté non seulement par les pièces hagiographiques, mais encore par le récit de témoins tels qu'Eusèbe , fut Tatrocité des peines, qui atteint parfois aux dernières limites de la cruauté*. Un autre fut le grand nombre des martyrs immolés ensemble : en certains lieux, dix, vingt, trente, jusqu'à soixante ou cent sont exécutés dans un seul jour * : il y eut même de vrais massacres, comme celui où périt la population de toute une ville de Phrygie, dont les habitants avaient embrassé le christianisme^. On remarque encore le refus de sépulture , opposé plus fréquemment que par le passé aux parents ou aux amis des condamnés, par la crainte avouée du courage qu'entretiendrait chez les chrétiens survivants le culte de leurs reliques*. Enfin, ce qui se rencontre fréquemment, et n'est du reste que la mise en pratique du premier éditde 303, c'est la perte, pour tous les chrétiens accusés, des privilèges du rang, ou même des privilèges des personnes libres. Non seulement les plus nobles sont torturés comme des

prostravit in morU, latentes dimisit iUaesos. Saint Optât, De 8chism. Donat, , 1, 13.

i. Voir, outre de nombreux Actes de martyrs, Eusèbe, Hitt. Eccl., Vni, 8, 9, 12; De marL Pal,, 4.

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