EusËBE, De marU PaL
pieds des dieux avant d'entrer dans les thermes *. Les supplices se multiplient, et aussi les refus de sépulture : à Césarée, les abords de la ville deviennent un charnier, où se rassemblent les chiens et les oiseaux de proie ^. Cependant le trait caractéristique de cette phase de la persécution, c'est la condamnation aux travaux forcés. De 308 à 310 les carrières de la Thébaïde, les mines de la Cilicie, de la Palestine ou de Chypre, voient arriver de longues chaînes de chrétiens, presque tous boiteux et aveugles. Quelquefois, on leur permet de se réunir pour prier, et de former dans les lieux de leur labeur pénal comme de petites Églises : puis on les disperse violemment, on les transfère d'une mine à une autre, ou l'on décapite les forçats trop infirmes pour être transportés^.
S 3. •— L^édit de Galère et la persécution de Maximin (311-312).
Un événement inattendu suspendit en 311 les soufiFrances des chrétiens d'Orient. Galère était depuis plusieurs mois atteint d'une affreuse maladie, et semblait dévoré vivant par les vers. Ni les réponses des oracles ni les remèdes des médecins ne
i, EcsÈBE, De mart. Pal,, 9 (2-3).
«. Ibid.y 9 (M4).