Code Théod., XVI, n
S. TiLLEMONT, Hist, de$ Empereurs, t. IV, p. 140.
néglige de célébrer les jeux séculaires, tout empreints de paganisme ^ Quand une statue lui est érigée dans Rome, il veut que la lance placée dans sa main ait la forme d'une croix, et que Finscription du piédestal attribue sa victoire à « ce signe salutaire ^. » Dans les lois où il peut le faire sans blesser la liberté des consciences, il s'inspire visiblement de Fesprit chrétien. Celui-ci laissa probablement son empreinte sur un assez grand nombre d'actes législatifs ayant pour objet d'adoucir la condition des esclaves ou le régime des prisons, d'empêcher le meurtre oul'abandon des nouveaux-nés, de réprimer l'immoralité *. 11 apparaît surtout avec évidence dans quelques lois. Telle est celle qui, très peu de temps après la prise de Rome, abolit le supplice de la croix, ainsi que la rupture des jambes, autre souvenir du Calvaire*. Telle encore la loi de 315, défendant de marquer les condamnés au visage, « faitàla ressemblance de la beauté divine^. » En 316, Constantin permet d'affranchir les esclaves dans les églises, en présence de prêtres* ; en 321, il assimile l'affranchissement ainsi conféré aux modes solennels, qui transmettaient le droit de cité ro-