‹ Le Christianisme et l'Empire romain de Néron a ThéodoseChapitre 83 sur 176 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

directemeût le cult^ païen fut une loi que cite Eusèbe. Constantin défendit en Orient d'élever de nouvelles idoles *. Probablement cette loi fut toute de circonstance, inspirée par les nécessités politiques du moment, et destinée à n^y pas survivre.

L'examen des actes publics de Constantin durant la dernière période de son règne ne montre rien de changé, au fond, dans le système de tolérance adopté en 313. Les changements sont surtout dans la forme : Constantin fait de moins en moins violence à l'expression de son mépris pour l'ancien culte, de son attachement au nouveau. Mais il demeure officiellement le chef du paganisme. Des inscriptions de 328 lui donnent le titre de souverain pontife ^. Une loi postérieure à lui, mais faisant allusion à des faits de 333, nous apprend qu'à cette époque on ne pouvait encore, à Rome, abattre un monument funéraire, même menacé de ruine, sans avoir préalablement présenté requête au collège des pontifes ^. Des lois de 335 et de 337 confirment en Afrique les privilèges des flamines perpétuels et des sacerdotes municipaux *. Constantin ne fait aucune différence, dans le partage des magistratures et des faveurs, entre païens et chrétiens '.

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