‹ Le Christianisme et l'Empire romain de Néron a ThéodoseChapitre 84 sur 176 · I6»d., XU, I, J1;y · texte numérisé non relu

I6»d., XU, I, J1;y

ft. Saint Grégoire de Naziànze, Oratio VI, 96.

Yrol>ablement en Orient, son séjour préféré, ceuxci forment la majorité autour de lui; mais à Rome les inscriptions montrent un grand nombre de nobles investis sous son règne de consulats ou de préfectures, tout en demeurant quindécemvirs pontifes, augures, initiés d'Hécate ou de Mithra *. On doit donc écarter, ou n'entendre que de quelques faits particuliers, les expressions trop générales d'écrivains chrétiens qui parlent de Constantin comme s'il avait déclaré la guerre aux temples et interdit les sacrifices ^. Il interdit les sacrifices secrets ou mêlés de divination, probablement aussi les sacrifices offerts par les magistrats au nom de l'État : mais il ne toucha pas à la liberté des cultes. Il abusa quelquefois de son pouvoir pour enlever des édifices consacrés aux dieux des statues et des objets d'art, afin d'en orner Constantinople, devenue en 329 la seconde capitale de l'Empire ' : mais ces blâmables caprices de souverain absolu ne sont pas de la persécution religieuse. S'il détruisit quelques temples en Egypte, en Phénicie, en Cilicie, c'est parce que ces sanctuaires dégénérés abritaient des scènes de révol-

1. Corpus inscr. laL, t. VI, 167«, 4690-1694; t. X, 6061. Cf. Tille- MOUT, Hist, des Empereurs, t. IV, p. 183, «18.

Mk^^l^f' ^^^'^^ ^o*"^-» "' *» î »V, 23, 25; SOCRATE, 1, 18; Sozo- Chron::oi;Ip!T^^^^ '' *''"' **' ^''''' """' ""' ''^'' '^^"'

SOZOMÈNt'îl ÏU^"*"^' ^^'**^-' »i SOCRATE, HMl. Eccl, I, 16, 17; •»". 5,Z0SHIE, II, 32.

tante immoralité * : il pouvait invoquer à l'appui de sa conduite l'exemple des gouvernements païens ^, et ses droits comme ses devoirs de souverain pontife. Les autres temples abattus ou fermés à cette époque le furent le plus souvent par l'initiative des villes elles-mêmes : on avait vu, sous Dioclétien, une cité de Phrygie tout entière chrétienne ^ : il n'est pas surprenant qu'il s'en soit rencontré de semblables en Orient au temps de Constantin '•. Celuici encourageait, mais d'une manière indirecte, les mouvements de conversion en masse, qui se firent quelquefois sentir au sein de villes ou de bourgs : il leur accordait des dénominations honorifiques, le titre de cité, le droit de s'appeler Constancie ou Constantine ^.

Constantin maintint donc la tolérance religieuse durant les quatorze années où il régna seul. Il se montra bienveillant pour les personnes , sans distinction de culte. Mais il ne prit point la peine de dissimuler sa préférence pour la religion chrétienne, non plus que son aversion croissante du paganisme. Il observa l'édit de Milan dans la lettre, sinon toujours dans l'esprit. Ainsi se trouva-t-il conduit peu à peu à n'accorder au paganisme que

1. EcsÈBE, De vila ConsLf III, 55, 57; Praep, evang,^ IV 16; So- CRATR, HisU EccL, 1, 18; Sozomène, I, 8; V, 10. S. TiTE-LiVE, Bi»t,, XXXIX, 8-19; JosÈPHC, AnLjud., XVUI, 3. 3 EusÈBE, HisL EccL, YIH, 10.

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