‹ Le Christianisme et l'Empire romain de Néron a ThéodoseChapitre 90 sur 176 · Code Théod.,Xyi, x · texte numérisé non relu

Code Théod.,Xyi, x

taies leurs privilèges, au culte païen ses subsides accoutumés, et, remplissant à la lettre les fonctions de souverain pontife, nomme des membres de l'aristocratie romaine aux divers sacerdoces qui étaient comme héréditaires dans leurs familles ^ La seule marque qu'il donna de ses croyances personnelles fut de faire enlever de la curie la statue de la Victoire, le jour où lui-même y prit séance^. Racontant ce voyage à Rome, un sénateur païen fera, quelques années plus tard, de Fauteur des lois de 341, de 353 et de 356 cet éloge inattendu : « Il conserva l'ancien culte à TEmpire, bien qu'il suivit lui-même une autre religion'. » ^

Est-ce à dire que ces lois demeurèrent partout lettre morte? Non sans doute, mais elles furent surtout appliquées là où l'opinion publique le rendit possible. Elles eurent, comme on Ta vu, peu d'effet immédiat en Occident. Dans l'Orient, la puissance du paganisme variait suivant les provinces et les villes, très grande ici, à peu près détruite ailleurs, et des lieux peuplés de fanatiques idolâtres étaient voisins d'autres où les chrétiens formaient la majorité, déjà presque la totalité des habitants. Dans ceux-ci, ni la fermeture des tem-

i. Stmmaqub, Ep., X, 3; cf. Ammien Hàacellin, XVI, 90. — La même année 857, on volt à Rome un personnage clarissime présider aux initiations mitliriaques. Corp, intcr» lat,f t. VI,

S. Saint Ambroise, Ep. 18.

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