‹ Le christianisme et les barbares (395-1049)Chapitre 18 sur 70 · ISIDORE DE SÉVILLE · texte numérisé non relu

ISIDORE DE SÉVILLE

Dans tous les « pays » où les grands personnages sont les gros propriétaires, la vraie magistrature sociale reste l'épiscopat : plus nettement encore qu'au

nitions théologiques] ; le Liber Lanientationuin sur les synonymes ; le de nafura rerum et le de ordine crenturarum, traités de physique ; une Chronique qui puise à Julius Africanus, Eusèbe-Jérôme, Victor de Tonnenna et s'arrête à 615 ; une Historia de regibus gothorum qui s'arrête en ^yii seconde éd. jusqu'en 626 ; un de uiris illustribus (2 recensions, 33, 45 chapitres) ; les deortu et obitu patruni dont parle l'Ecriture, fn libres V et N. Testanieiiti proœmia, de V. et JV. Testainento qudestinnes, AUegoriie qicxdam S. Soripturse, Liber Xumerorum qui tous traitent des deux Testaments ; les Quœstio/ies in Vetics Test. ; un ouvrage de polémique anti-juive, le de fîde catholica ex V. et X. Test, contra Jud.eos ; un manuel de dogme et de morale, tiré des Pères et surtout de Grégoire le Graad, et qui exerça beaucoup d'influence, les Libri très sententiarum ; le de officiis ecclesiasiicis (culte, clergé); une Règle -monastique. — 11 semble que, si Isidore n'a pas été au même degré qu'Avit et Cassiodore, un partisan de la culture antique, il l'a du moins réellement défendue contre les méfiances et la paresse du plus grand nombre : grâce à lui. les clercs espagnols seront plus instruits que les clercs francs ; c'est aux moines seuls qu'il a interdit la lecture des livres des Gentils et des hérétiques [P. L. 83.877! — Voir l'édition d'Arevalo, 1787-1803. reproduite PL. 81-84 ; et, pour les livres historiques, l'édition Mommsen dans les Chronica Minora ; Dressel : de Isidori originuni fontibus, 1874, Turin; Menendez Pelayo : Saint Isidore et l'importance de son rôle, dans les Annales de philosophie chrétienne, iSS2, VII ^nouv. série , p. 258 ; A. Macé : de emeniando differentiarwm libro qui iuscribitur de proprietate sermonum et Isidori Hi^paleasis esse f.rlur. Paris, 1900 ; Roger: V Enseigne- 7nent des lettres classiques d'Ausone à Alcuin, 1905 Paris, p. 195 ; Ebert (trad. fr.) : Histoire générale de la littérature aie Moyen Age en Occident. 1. 62l ; Rardenhewer : les Pères de l'Eglise (trad. fr.), 111, 189.', 217. [Les traités anti-ariens de Léandre, sa correspondance ont péri, Leclercq : Esp. chr. 289j. Deux fois, semble-t il, saint Isidore s'est émancipé de l'influence augustinienne : sa méthode étymologique l'a conduit à définir le sacrement non par l'idée de signe, mais par l'idée de secret, d'action secrète de l'Esprit sanctifiant le fidèle ; [c'est

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V'' et yf siècle, la civilisation occidentale est alors une civilisation ecclésiastique. Le plus souvent, Tépiscopat est occupé par les grands : le titre d'évêcpie. porté par un membre d'une famille noble, sacre d'un droit h situation privilégiée qu'elle occupe en fait dans le pays ; la coutume, établie désormais, de la j)ncmissa conversio, ùiciliio et réglemente à la fois le passage de l'état laïc à l'état ecclésiastique ; l'aristocratie terrienne forme vraiment une seule et même classe sociale dont l'épiscopat se distingue à peine ^ A Rome, l'évêque exerce en fait les fonctions de duc. En Gaule, beauainsi qu'il explique les trois sacrements qu'il connaît ; baptême, confirmation, eucharistie. Voir Etym. vi, i9. 39, P. L. 82, 255]. Cette théorie isidorienne règne jusqu'au xi»^ siècle, empêchant de se préciser la doctrine augustinienne

S'inspirant à la fois d'Aristote [les Météores, le de Caelo] et de saint Ambroise Ilexaèrneron], saint Isidore a proposé une curieuse théorie astronomique dans son de natura rerum |oii les considérations théologiques et littéraires priment les observations siientifiques] : il y a trois cieux superposés, le firmament (c'est-à-dire les cieux mobiles et solides que nous apercevons), le ciel aqueux qui sauve de l'embrasement notre monde), le ciel suprême (oii trônent les esprits). [D'après Duhem : notes manuscrites ]

Sur les bibliothèques espagnoles à ce moment, voir Leclercq : Espagat cJirétienne^ 316 sq.

Sur les Florilèges latins, pendants des Chaînes grec(iues [tome IV, p. 321, n ], voir Schermann : Die Geschichte d-r do(/jiiatischen Florilegien von V-VIU Jahrh. 1904, Leipzig.

• Un fait semble se produire à ce moment qui manifeste la confusion croissante du monde laïque et du monde ecclésiastique : beaucoup d'hommes sont tonsurés qui n'entrent pas dans les ordres ; ils deviennent clercs sans devenir ecclésiastiques. 'vVoir infra. ce que l'on dit du rapprochement des deu.x corps ecclésiastique et monastique).

l'ÉYÈmUE chef POLITInUE i '^ i

coup d'évèques sont d'anciens u palatins » du roi. et les g-rands personnages de la cour sont les évèques : en même temps que les conciles se réunissent les assemblées ; Tédit de 614, qui reconnaît la puissance des Nobles en décidant que les officiers publics seront choisis parmi les grands propriétaires, est complété par le concile de Paris qui restaure théoriquement les anciens usages au sujet des élections épiscopales. En Espagne, les laïcs prennent quelquefois part aux conciles ; et les évèques sont toujours si solidaires des grands que la convocation des conciles répond à des nécessités politiques plutôt qu'à des nécessités religieuses : que les conciles, hésitant entre la tradition chrétienne, amie d'un pouvoir fort, et les intérêts ambitieux des irrandes familles rivales, soutiennent et fortifient tour à tour la royauté et les Nobles. Durant le vn'^ siècle, les conciles de Tolède deviennent l'organe régulateur de la vie nationale espagnole. Tant il est vrai qu'en Espagne, comme en Gaule, comme à Rome, c'est l'évêque qui est le véritable chef social ^

1 « En 629, les habitants de Cahors choisissent comme évèqne Didier. Leur élu appartient à une famille puissante de la cour; frère de lévèque qui \-ient d'être assassiné, il a été i.'0uverneur de Marseille, il est trésorier du palais... Arnoul, maire du palais, est nommé évèque de Metz ; Bonitus. évéque de Clermout, est un référendaire et un ancien comte de Marseille; Bodegisèle, évèque du Mans, est un ancien maire du palais » Saint Ouen évèque de Rouen 641-6S4, saint Léger évèque d'Autun 644-67"^ viennent tous deux de la cour. A propos des nominations épiscopales.

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La région du Nord était occupée par des tribus g-erniaines où le Christianisme n'avait que rarement pénétré ; ce fut Tteuvre des Irlandais de les gagner à l'Eglise. L'Irlande, devenue chrétienne,

comme à propos de tout, les Nobles sont en conflit avec le roi : l'édit royal de 614 supprime, dans les ordonnances conciliaires, les mots qui interdif^ent les pratiques sitnoniaques et la cnnpr^ mation royale [Bayet, Histoire Lavisse, II, 1. 221]. En général, du reste, le roi confirme, en réalité nomme de bons évèques. — Et ces évoques brident le comte. Ils s'attirent de la sorte le titre de defensores civium ou de « pères de la patrie » que leur décerne la reconnaissance publique... Saint Ansbert, contemporain de saint Oiien le nomme « la tutelle de beaucoup ». le « salut de la patrie ». Et par patrie il faut entendre la petite patrie, le diocèse. Saint Bonnet de Clermont (fin du vii« siècle) désigne son successeur comme plehis rector et patrie tuto [A SS. Bened. s. III; pars 1 ; p. 94]. Toute sa vie, saint Ouen eut l'oreille des rois .. » [Vacandard : Vie de sai)it Ouen... Paris. 1902, 11(5-117, 250. SurAgatheus de Rennes, voir Bouquet, m. 635].

Sur les conciles de Tolède au vii*^ siècle, voir Hefele-Leclercq, III, Leclercq : Espagxe chrétienne, 297 sq. Le siège de Tolède est confirmé comme uni(iuc métropole de toute la Carthaginoise par un concile et un édit de (510, [il y a 5 autres métropolitains : Se ville, ^'arbonne, Merida, Braga, TarragoneJ. Les i>lus fameux conciles de Tolède sont ceux de 633. où Sisenaud s'humilie ostensiblement devant les évoques, (jui anathématisent tousses rivaux possibles ; de 636, qui tâche pareillement d'affermir le trône du roi, Chintila ; de '646, qui a même objet ; de 653. Celui de 633 oblige les évoques à surveiller les juges civils canon 32 , exempte les clercs des redevances et corvées (47). « Kn Espagne, comme l'a dit Guizot \Hist. du gouv. repr. 26« leçon], au lieu d'entrer dans l'assemblée de la nation, le clergé ouvre à la nation sa propre assemblée ». « Nous [)rrtres. disent les évèques euxmêmes dans le Fuerejuzyo, nous avons été établis par N, S. J.C. les directeurs et les hérauts des peuples ; nous avons reru le pouvoir de Hit et de délier, et c'est notre bénédiction qui confirme l'autorité des rois ». [Gide : Etude sur la coud, privée de la femme, p. 315J.

LES 3I0INES IRLANDAIS 103

s'était couverte d'importants monastères : celui de Bangor, dansTUlster, contenait de 2 à 3.000 moines ; saint Como'all l'avait fondé vers oo9. Colm-Hill, organisé par saint Chrirathan dans File d'Iona (Hébrides), neut pas moins d'importance : il relitdt l'Irlande à l'Ecosse où se dépensait l'ardeur des disciples de Patrick. Saint Xinian leur avait frayé la voie, au début du v'' s. : mais c'est Chrimthan, auquel sa douceur lit donner le surnom de Columha. qui gagna au Christ les Pietés et les Scots. Xé de race roy^de, il avait préféré le cloître à la cour ; et les persécutions de ses ennemis l'avaient poussé à quitter l'Irlande *.

' Crimthan-Columba, 521-597. né en Irlande, comté de Donegall, de la famille royale des Mail?, disciple de l'abbé Fioian, de Clonard 7 548 fonde de nombreux monastères ; soulève une guerre civile et fait couler le sang chrétien. En consequence.il comparait devant le concile de Teilte, 5ô2, et se condamne à lexil perpétuel. C'est en 503 qu'il aborde à lona et .se met h évangéliser les Scots, ai<lé de Baïthren. Mabruive et Drostan : ver.- 574, il sacre à lona Aïdan, roi de CabMonie. Ses miracles sont partout célèbres ; son influence ressuscite en Irlande, où il revient souvent [Durrow et surtout Derry sont les deux monastères d'Irlande qu'il aime le plus] ; la bonté de son cœur, l'austérité de ses pénitences lui assurent un incroyable prestige. — Son émule Comgall meurt en 602. C'est environ ce temps que meurt un autre saint illustre, David évêque-abbé de Menevia (à la pointe sud de la Cambrie : par ses douze monastères, il a exercé sur la Cambrie la plus profonde influence. Voir Mabillon : Acta I, 361 ; Reeves : The life of St Columba, 1874, Edinburgh ; A.S.S 10 mai 580 ; Rees : Lires of the Cambro British Saints of ths fi fth ond irurnediate succeeding centuries, 1853, Llandaverry ; Montalembert ; L''s Moines d'Occitent, III, 1873 ; Trenholme : Tae story of ona, Edinburgh, 1909 : les travaux de Anscombe sur la chronologie de Columba ; Whitley Stokes : Three middle irish Homilies,

loi LLMON DE i/ÉGLISE ET DE LOCCUJENT

A sa mort, ses disciples continuèrent son œuvre. Ils ne pouvaient son«^er à descendre au cœur même de la Bretagne ; leurs frères avaient été concjuis l)ar les Ang-les et les Saxons. 11 fallait franchir deux mers. Vn moine de Ban^-or eut cette audace.

ralculla, 1877 el Lires of Saints from the book of Lismoie, 18y0, Oxford.

Chose très curieuse, ces moines, d'une si magnifi([ue et somptueuse sainteté, adorent les Anciens, et compo.^'ent des vers adoniques : mourante dans tout l'Ôccidenl, la culture classique se réfugie chez eux; ces enfants des vieux bardes ont senti la poésie de Virgile. Columba est poète; il copie les mss en cachette. Les monastères de Llan Iltud, Clonard, Clonfert sont les foyers de cette culture ; le livre de Gildas de excidio Britannix en dem'eure le plus ancien et le plus précieux témoin |Mommsen : Chron. Minora, III, 25 (vers 570)]. — De ?aint Colomban nous avons gardé deux épitres, l'une en hexamètres, l'autre en afloiiiques «c qui ont une allure classique ». [Roger : L'enseignement des lettres efassiques d'Ansone à Alcuin, 1905, Paris, p. 203- 25G] et Millier : Neve J-ihrb. fur Phil., 93, 389.

L'organisation ecclésiastique de l'Irlande, de la Cambrie (pays de (ialles), de l'Ecosse et de l'Armoriiiue présente une particularité' curieuse : à côté des évéques clielsde diocèses il y a des èvcqups uionastirjues dans un très grand nombre de monastères. La raison du fait se trouve dans le désir qu'ont les moines (l'échappera la juridiction de l'ordinaire [Bury : Saint Pairicli. \S0, 375]. Le plus important des évéchés est Armagh, le plus célèbre des monastères lîangor. |>'oter que, en (Cambrie il y a un autre BangorJ. — Les Bretons, lorscju'ils ont émigré en Armorique, y ont apporté leurs usages et ont soustrait ce pays à l'épiscopat franc [voir p. 7l. n. ; conflit de Lucinius de Tours, de Melainc de Hennés et d'Eustochius d'Angers, vers 520, avec les prêtres bretons qui, assistés de femmes, dites conhospitjp, allaient de village en village, munis d'autels i)ortatifs, distribuer l'Eucharistie sous l'espèce du vin]. Ils fondcntdes monastères épiscopaux : saint Paul Aurélien celui de Léon, saint Tutival celui de Tréguier, saint Hrieiic celui du Champ du llouvre, saint Lunaire celui de Pontual, Saint-Malo celui d'Aleth, saint Samson celui de Dol |l)uchesne, Fautes, II, 250].

SAIM CULU-MBA.N lOo

SaiRt Colonibaii s'embarqua pour la Gaule avec douze compagnons, parmi lesquels saint Gall, saint Magniold et Sigebert. Il aborda sur les côtes de l'Armorique et s'avança vers l'Est jusque dans les Vosges dont les solitudes boisées et montagneuses lui plaisaient. Alors seulement il s'arrêta, près des restes d'un ancien camp romain nommé Annegray : il y construisit des cellules. Pénétrant ensuite à huit mille pas plus loin, dans les ruines d'un autre camp, il y construisit le fameux monastère de Luxeuil. En troisième lieu, au milieu des mêmes forêts, il fonda Fontaine. — Ses disciples rayonnèrent dans la vallée du Rhin et s'établirent définitivement dans ce. monastère de Fontaine lorsque Brunehaut les chassa. Après un long séjour dans les pays burgondes, ils passent à Tuggen, près du lac de Zurich, puis au pays de Bregenz où ils rendent au culte l'église de Sainte- Aurélie que des Barbares ont profanée. Avant son départ pour l'Italie, où il fonde l'abbaye de Bobbio, un de ses compagnons, saint Gall. aménage sa cellule dans une forêt : c'est le germe du fameux monastère qui porte son nom. Son compagnon Sigebert ralTermit les églises helvètes, incertaines jusque-là de leurs destinées, ranime les monastères de Roman-Moutier et de Seckingen, construit celui de Saint- Hilaire de Glaris et de Disentis. tandis que Trudbert fonde un monastère en Bri.sgau. Ces efforts ressuscitent les vieux évêchés de Constance et de Bàle.

106 l'union de l'église et de l'occident

de Strasbourg- et d'Augsbourg : à la fin du vii^ siècle est complètement terminée Torganisation ecclésiastique des pays alamans et helvètes, entre les Vosges, le Lech et les Alpes. — Les moines de saint Golomban n'en restent pas là ; ils franchissent le Lech comme ils ont franchi la mer ; sur l'ordre de Fabbé de Luxeuil Eustasius ils commencent Tévangélisation de la Bavière qu'achèvent , ^ràce au concours du duc Théodore, l'organisateur de l'église de Sakhourg, Ruprecht, le créateur de Freising, Corbinian et le fondateur du monastèi-e de Ratisbonne, Emmeran ^ — Si les Thuringiens

' Colomban, né dans le Leinster vers 530, mort en 615, a été l'élève de Sinilis, puis de Comgall, lequel lui refuse d'abord la permission de voyager. Dans les Vosges, 591, il est soutenu par Carantocus, abbé du monastère de ISaulx, qui est breton ; il est protégé par ^Valdelmus. duc de Besançon et Flavie, sa femme, dont un des enfants, Donat, deviendra évéque, et qui fondent deux monastères à Besançon et à Novisola Jura. Chassé par Braneliaut jusqu'à Nantes, vers 610, il se rend auprès de Clotaire [I, puis de Théodebcrt, s'embar([ue à Mayence sur le IMiia qu'il remonte. Quand il pousse jusqu'en Italie, où le roi l'accueille fort bien et lui donne liobbio — ce qui n'cmpèclie pas le saint d'attaquer vigoureusementrarianisme lombard, — il entre en rapports avec le pape lioniface IV et lui écrit une curieuse lettre touchant les trois chapitres dont il prend la défense. Son succe.-^seur à Bobbio sera le bourguignon Athala, moine de Lerins, qui o fui s >n couvent en décadence : il mourra vers 627. Son successeur à Luxeuil, Eustasius. meurt vers 629. Sa vie nous est connue par le récit qu'en a fait Jonas de Suse, venu à Bobbio en (ils. fixé à Luxeuil après 628 : il a écrit à la prière de Bertulf successeur d'.Vthala à Bobbio ; il ajoutera à la vie de Colomban celles d'Athala, d'Eustasius, de Bertulf; puis, il s'associera aux missious de S. Amand contre les Païens, écrira la vie de saint Waast, se liera avec la reine Batbilde et écrira la vie de l'abbé Jean. Lire le texte PL. <H7. 1011, ou éd. Krusch :

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