‹ Le christianisme et les barbares (395-1049)Chapitre 19 sur 70 · DISCIPLES ET ÉMULES DE COLOMFA · texte numérisé non relu

DISCIPLES ET ÉMULES DE COLOMFA

résistent, et massacrent la mission deKilian. laFrise est entamée par saint Amand. et elle commence d'abandonner le culte des idoles sous l'action persistante de saint Willibrord. Pendant près de cinquante ans, ce moine de Hy, parti, comme Colomban, avec douze compagnons, y prêche, sans se lasser.

M. G. S.R.M. IV. Gl. Voir Hauck : K.G.I. 251-274. 325. 5S3 : Zeitsckri;t /. K. G. IIÎ, 145, XIV. 93, XV. 366, XVII. 2!5, XVIII, 58 et Neues Archiv. X. 84, XV. 497, XVII. 243 et 425. XXI. 739 (artic'es de Gundlach et Selbas) ; XL 190; Bonet-Maury : S. Colomban et la foiiilation des monastères irlandais... Revue historique, 83. 1900. 285; Gougaud : Vœuvre des Scotti dans l'Europe continentale. Revue d'histoire ecclésiastique 1908 ; Wattenbach : Deulschlands Geschichlsquellen ini Mittelalter. I {Dïimmler 1904), p. 130 sq ; Martin . Saint Colomban., 1905, Paris ; J. V. Pflugk-Hartung : The old Irish on the continent, dans les Transactions of the roy. hist. Society. 1891 75

Sur saint Gall, voir Krusch, dans les M. S. R. M. G. IV, 251 et Scriptores, 11,5. 33; Neues Archiv. XXI, 359; Weidmann Geschichte der Stifisbibliothek S. Gallen. 485.

De Luxeuil nait le monastère de Granval, près Bàle : voir vie de l'abbé Germanus écrite peu après 650 : Mabillon : A. SS. II. 511 ; de Luxeuil nait encore le monastère de religieuses de Rémi remont.

Sur S. Trudbert, voir Ivrusch : M.G. S.ll.M. IV. 357 et Lorenz : Acta Trudperti niartyris. 1777. Strasbourg ; Hauck. II.

Sur S. Ruprecht. voir M. G. Scriptores. XI. 45; Sepp : Vita S. Hrodberti .. 1891. Ratisbonnœ ; Hauck. I. 358. C'est à tort qu'on rattachait autrefois Ruprecht ou Rupert) au vi^ siècle [Wattenbach-Diimmler. I. 135-137].

Sur S. Corinnian, mort vers 725, voir l'édition de Riegler, dans les Abhandlungen de l'Académie de Munich : Ille Klasse, 18. I. p. 245 lb88) et 8 sept. 281. A. S. S.

Sur S. Emmeran, mort en 715, voir Sepp dans Analecta bol. VIII, 220 et PL. 141. 971 ; Hauck, I. 363. Il était sans doute originaire* de Poitiers. Sa vie, celle de Corbinian, un franc comme lui, ont été écrites par Aribo, évéque de Freising, 764-783 (\Vattenbach).

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Jésus-Christ ; il fonde rarchevêché d'Utrecht dans l'ancien château romain de Trajectum, et organise les monastères d'Ecternach et de Susteren *.

Ce mouvement d'expansion dérive surtout de saint Golomban : Willibrord se propose ouvertement de renouveler ses exploits ; presque tous les autres Irlandais sont ses disciples directs. Il n'v a j)as de plus éloquent témoin de la grandeur de son àmc que la grandeur de son œuvre. Son austérité était dune extraordinaire rigueur ; la règle qu'il imposait à ses moines prodiguait les châtiments corporels et raflhiait sur l'accomplissement des vertus cénobitiqucs. « L'obéissance, disait-il. est « de précepte juscju'à la mort... Il est damnable, « ])our un moine (pii est crucilié au monde, d'avoir « des choses supertlues ou seulement de les dési- « rer » ; il faut poursuivre dans les convoitises tle

1 Sur S Kilian, martyrisé le 8 juillet 689, voir Kniuiericli : Der Jieilifje Kilian, 1890. Wurzbourg ; Hauck. i, 370, Watteabach Diiiiimler, I. 138 ; lliezler, dans le Xeues Archiv. 1902.

Sur S Willibrord d'Uirecht, qui s'est d'abord formé au monastère de Ripou et mourut le? nov. 739, voir le texte d'Alcuin. PL. 101,693 ou éd. Wattembacb, dans la Bibliotheca lier, ger de Jaffé. VI, etScbmilz: Yita S. WUUhrordi a Thiofiido... conscripta, 1S98. Luxembourg C'est, en 690 qu'il est parti en mission : en 695, il a été sacré archevêque à Rome et a reçu le nom de Clément : en 698, il a fondé le monastère d'Ecternach. — Il avait été précédé par d'autre.; missionnaires: Wilfrid, l'archevêque d'York mort en 709, passant par la Fiise en 678; Wiclbert qu'a envoyé en 686-687 Ecj<bert, abbé de lly ; Suitbert, mort vers 713, évêque depuis 692 et qui a fondé le monastère de Kaiserswerth — Voir Levison . Willibvordiana dans le Neue» Archiv. 1908. 517.

l'œuvre de s. colomban 109

la chair non seulement les actes et les pensées, mais encore les involontaires émotions du sommeil et des songes ; le moine n'ira au lit « qu'épuisé de fatigue » ; il sera forcé de se lever « avant d'avoir « achevé son somme ». L'étrange tonsure de l'Irlandais taillée en croissant d'une oreille à l'autre, sa haute taille, le sadhet de cuir qui pendait à son épaule et renfermait sa Bible, ses courses multipliées, la rude franchise de son langage, les rites spéciaux qu'il pratiquait, tout concourait à frapper fortement l'imagination populaire ; le prestige de ses vertus et la hauteur de son idéal attiraient les âmes d'élite ^

1 La règle de Colomban se Ut PL. 80 : elle enseigne avant tout l'obéissance à l'abbé, comme la première forme de cette abnégation complète à laquelle s'est engagé le moine 'parfois, pourtant, dans les circonstances graves, l'abbé doit consulter ses moines!; «elle laisse une place considérable à l'initiative de l'abbé ; ne réglant pas. comme faisait celle de saint Benoit, les moindres détails de la vie intérieure du monastère et les rapports des membres de la communauté en're eux. — Pauvreté et chasteté sont, avec l'obéissance, les premiers devoirs du moine. « La mesure des peines et des pénitences est fixée dans un Péniteatiel, sorte de code où tous les cis sont prévus, avec en regard, une punition proportionnée à leur gravité, et le nombre de coups de fouet qui attend le coupal)le. Tuut violateur de la règle est obligé de s'accuser soi-même. Deux fois par jour avant de s'asseoir à table et avant de se mettre au lit, le colombauien se confesse à un frère le premier venu , de préférence à un supérieur », sans compter que, avant d'entendre la messe, chaque moine fait à un prêtre une confession secrète et sans doute sacramentelle. Il ne mange qu'une fois par jour légumes, farine, pain, eau , après none. Va^andard : Saint Ouen 170.

C'est Waldebert. le successeur d'F.ustasius à Luxeuil, [629-670] qui introduira, vers 6:^9-637, dans ses monastères, la règle béné-

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On s'explique l'élan qu'il communiqua à la conquête chrétienne : elle réoccupait, elle dépassait parfois même la ligne atteinte par la conquête ro-

dictine, tout en maintenant, sur certains points, la rè^le colombanienne. De rarine à .lumièges, FontencUe. La règle de C. avait été attaquée par Appellinus, évoque de Genève, et défendue par un concile de Màcon, vers (320.

Noter qu'un grand nombre de monastères sont explicitement plact'^s sous la juridiction suprême de l'abbaye de Luxeuil : c'est l'idée de congrégation qui naît voir aussi les moines de S. Pakhome] ; les Bénédictins {'écarteront, Cluni la reprendra.

A tous, « l'expatriation volontaire apparaît comme l'immolation suprême » : elle résulte le plus souvent d'un vœu, plus ou moins explicite, fait parfois dès l'enfance [Whitley Stokes : Lin-es from the Booh of Lismore (Anecdota Oxoniensia) 1>^90. 1. 586, 2740, 44^4.

• Ces monastères, soumis en général à l'influence irlandaise, n'acceptent guère l'autorité épiscopale [F. VVeiss: Die Kirchlichen Exemptionen der KUiater von ihrer Entsleliung bis zur gregovianisch'cluniacensischen Zeit 18^3. Bàle, chap. ii et Ilufner : Das Rechtsmstitut der Klnsterlichen Exemtion in der abendUindischen Kirche, Archiv. f. Kath. Kirchenrecht, 1906, ^ù. 30^] : ils obtiennent l'exemption.

Ils présentent souvent deux groupements accolés d'bommes et de femmes. L'extraordinaire pureté de mœurs qui régnait chez les Irlandais, de par leur règle, explique qu'ils aient contribué à développer cet usage des monastères doubles [Mary Bateson: Origine and early Jiisiory of double tnonasteries, dans les transactions of the royal Ilist. Soc. XIH. 18U1>, il»?]. Théodore n'osera l'interdire.

En dehors des perigrini, missionnaires exilés volontaires, l'Irlanile envoie encore des évéques voyageurs, dont les pouvoirs mal définis i d'une origine souvent obscure) provoqueront des troubles : Voir infra, Pourtant les règles irlandaises imposaient fortement la stabilité cléricale et monastique [Iladdan etStubbs : Councils and eccl, doc II. 2. 335; Wasserschleben : Die irische Kanonensarnnilung. 29. 11. p. 151. Leipzig. 1885; règle d'Ailbe et de ColombanJ.

Les Irlandais ontgardé le cycle de84 ans [pour Piiques ; voir t. IV. 74|. Ils multiplient les bénédictions au cours de la messe. Voir

LA COLOMSATION IRLANDAISE 111

maine. On s'explique encore l'influence qu'il exerça sur la vie chrétienne en Gaule : l'abbaye de Luxeuil la propagea tout alentour. Beaucou23 de comtes, de palatins, de nobles embrassèrent ainsi la vie cénobitique et donnèrent de vastes terrains, souvent incultes, pour y fonder des monastères. Des essaims de moines se répandirent alors, non seulement dans les champs, dans les villx^ dans les bourgs, mais aussi dans le fond des déserts. La partie inférieure des ^^osges vit s'élever les monastères de Senone, d'Estival, de Saint- Dié. de Bodon ^lunster, de Remiremont, de Stavlo, de ^lalmédy, de Wissembourg et d'Eber Munster. L'Austrasie et et la Xeustrie elles-mêmes furent entraînées dans le mouvement : les moines de Wandrille et de Philibert défrichent et évangélisent le ^'exin. le pays de Bray et le pays de Caux ; Valéry et Omer font de même dans la vallée de la Somme et le pays de Thérouanne ; Riquier et Eloi dans le Ponthieu et le Cambrésis : Amand dans les Ardennes. Les grands monastères de Fontenelle, de Jumièges et de Saint- Denis s'élèvent sur les bords de la Seine ; ceux de

Schmid : Die Osterfestberechnung in der abendlaiidischen Kirche, 1907. Fribourg ; Krusch : Der 84 jùhrige Onercyclus .. 1880. Leipzijr ; cf. Neues Archiv. IX. 99. — Le « textus receptus » du Symbole des Apôtres, attesté ijar les Dicta Pirminii, PL. 89, 1029, a sans doute été formé par Colomban à Luxeuil [Vacandard. R. Q. H. 1909, p. 559]. Voir Malnory : Quid Luxoviennes nionachi discipuli S. Columbani ad regulam nioncuiteriorum atque ad communem Ecclesiœ profeotinn contulerint 1894. Parisiis ; Herzog-Hauck : Keltische Kirche.

1 12 l'lmon L)E l'église et de l'occident

Saint-Maur-les-Fossés et de Joiiarre sur la Marne ; ceux de Fécamp, de Montivilliers, de Montreuil et de Sithiu vers les côtes de l'Océan ; ceux de Saint- Valery, de Saint-Riquier, de Corbie sur les rives de la Somme ; celui de Saint-Vaast dans l'Artois ; ceux d'Hautvillier. de Montier-en-Dcr et de Saint- Basle au nord de la ^larne ; ceux de Nivelle, de Gand. de Saint-Ghislain, de Saint- Amand dans les Ardennes. Il s'en forme d'autres encore autour desquels sru'gissent lentement des bourgs ; la vie industrielle et commerciale s'y réfugie et s'y organise ; les forets défrichées s'éclaircisscnt. Sous l'action énergique des émules de saint Colomban, le nord de la Gaule se civilise et se christianise tout ensemble \

1 Saint Faron, mort vers 672 [frère de sainte Burgondofara, la fondatrice de Faremoutiers, qui a «Hé bénite, enfant, par Colomban I devient évèque de Meaux et attire en Gaule deux Irlandais, saint hiacre à Broïlum (près Meaux), saint Kilian à Aubigny (près Arras). Les monastères de Jouarre, 630, et de Ilebais, 636, sont fondé> par des disciples ou des amis de Colomban.

Saint Wandrille, un comte, abandonne la cour, adopte les pratiques ascétiques irlandaises i^récilation intégrale du psautier, immeision dan^l'eau glacée), se fixe un moment au tombeau do saint Ursin, disciple dt* Colomban, puis à Bol)bio,d'oii il veutpasser en Irlande. Il a voué un culte particulier aux martyrs lomains, Pierre, Paul, Laurent, Pancrace. Son ancien collègue, t-airit Ouen, l'attache à l'église de Rouen pour peu de temps : en 64*J, Wandrille fonde dans le vallon de Kontenelle l'abbaye qui portera nn jour son nom : il meurt en ()C)H. Voir sa vie, 22 juillet 265. A. S. S.

Saint Philibert, avant de fonder Jumièges, « suit à Rebais la règle colombanienne, visite Luxeuil et Bubbio » ; plus tard, il

LA (.<»L«»MSAT[o> IKLA>DA1.SE 1 1 o

Le sud de la Gaule, au contraire, échappe à cette influence, comme l'Espagne tout entière. La situation géographique et les traditions historiques

dédiera à saint Colomban un autel, et il comptera parmi ses disciples Tirlandais Sidonius (saint Saëns . C'est le fils d'un comte, un jeune ami de saint Ouen. Abbé de Rebais, la résistance des moines le décourage. Il abdique, étudie les règles de Colomban, Benoit, Basile et Macaire. et, se sentant sur de sa méthode, il fonde son monastère, tout près de Fontenelle : il meurt en 6S4. Lire sa vie, 24 août 75. A. S. S, et René Poupardin : Monuments de l'histoire des abbayes de Saint-Philibert, 190S, Paris.

Saint Eloi, encore laïque, place le monastère de Solignac, qu'il fonde, sous la juridiction de l'abbé de Luxeuil : il est né près de Limoges de parents romains vers 590. Son habileté et sa probité de joaillier et de monétaire lui procurent la faveur de Clotaire II et de Dagobert : il délivre les captifs, il construit à Paris un monastère de femmes, il restaure ou bâtit des églises. A la mort du roi son ami, 639. il entre dans le clergé, est nommé évèque de Noyon en 640 et meurt en 6r0. — Son ami. saint Ouen, né vers 600, a occupé comme lui de hautes fonctions au palais, est entré au même moment que lui dans le clergé et a été consacré évèque de Rouen, à ses côtés, et le même jour : tout enfant, il a vu saint Colomban qui l'a béni : toute sa vie, il reste favorable aux Irlandais. Son énergie. 3on activité, son zèle et son intelligence font grandement progresser alors l'œuvre de la christianisation. Voir son histoire par Vacandard. Paris, 1902.

Saint Mommelin, successeur de saint Eloi à >'oyon, porte la tonsure celtique : il a passé par Luxeuil ainsi que Berlin et Berhamme ses amis. Saint Ouen les envoie fonder le monastère de Sithiu : Mommelin en est le premier abbé, avant de devenir, 660, évèque de >'oyon. Il meurt en 'oii'o. — Lire sa vie A. S. S. 16 oct. 9S0 ; voir Van den Essen : op. cit., 375.

L'Irlandais saint Fursy [7 vers 650]. s'établit à Lagny, se lie avec sainte Balthilde et meurt à Frohen Somme . Ses restes sont tran.<portés à Péronne, vers 641-642, et là s'élève bientôt un monastère exclusivement réservé aux Irlandais [Traube : Perrona Scottorum dans les Sitzungsberichte de Munich, 1900. 469 . Le monastère de Fosses semble avoir eu le même caracLère : il a pour abbés à la fin du vn^ siècle deux frères de Fursy, Foiliau et Ultan. puis Cellauus 7, veis 706.

114 l'union de l'église et de l'occident

rattachent à la Méditerranée et attirent du côté de l'Italie et de Rome les églises d'Aquitaine et du Kliùne. Mais, ici encore, tout le mouvement chré-

L'Irlandais Rombaut évangélise Malines, l'irlandais Livin évangélise Gand, où il est martyrisé. Irlandais encore Célestin, l'abbé de Saint-Pierre du Mont-Blandin à Gand ;vers 700 , Hodingug. qui fonde Beaulieu en Argonne, Disibode qui fonde Disibodenburg entre Trêves et Mayence, Thomaeus 1 évêque d'Angnulème versr)63 ; Arnanus, le protégé de saint Didier de Cahors ; Monon, l'ermite des Ardennes assassiné par les brigands.

Saint Cyran, qui fondera dans le Rerry l'abbaye de Longrey, doit en partie sa conversion à l'évèque irlandais Flavinus.

Mais il s'en faut que les grands missionnaires de ce temps relèvent tous de l'influence irlandaise. Saint Amand 589-679 est un aquitain d'origine romaine qui s'est fait moine à l'ile d'Yeu, puis à Bourges 614-62S. Comme il est en pèlerinage à Rome, saint Pierre lai ordonne de partir évangéliser les Païens de Gaule. Il demande et obtient de Dagobert I^"" le droit de conférer le baptême de force. Le centre de son activité, c'est le pays de Gand, où il convertit le jeune Bavon, 0t fonde deux monastères : découragé une première fois, il n'a pas tardé à y revenir. Devenu évêque de Tongres-Maestricht, il déses[)ère de nouveau devant la lenteur des conversions et les vires de son clergé : il s'en plaint au pape Martin I^'' qui l'encourage. Néanmoins, en 652, il abandonne son diocèse, évangélise les pays d'Anvers et de la Scarpe. Voir Mabillon II. 710 et Van den Essen : 336. — Sa jeune amie, sainte Gertrude [626-659], fille de Pépin II et de saint Itta, fonde avec sa mère et dirige après elle le monastère de Nivelles.

Saint Orner a passé par Luxeuil avant de devenir évêque de Thérouanne : il est originaire du pays de Constance comme ses amis saint Munimolin, saint liertin, saint Bertramme Après le départ de Mumraolin, Bertin, devenu abbé de Sithiu. l'aide dans ses missions ; à la mort d'Omer, vers 670, saint Berlin devient l'âme du Cliri>tianism'i dans ces contrées et lui fait faire, ainsi qu'à sa propre abbaye, de très grands progrès : il meurt en 709.

Saint Lambert devient évêque de Tongres vers 670 : chassé de son évêché, peut être par Ebroïn, il y est rappelé par Pépin en 6.S1 ; mais il meurt assassiné, en 70."). Son disciple, saint Hubert, 665-727 continue son œuvre évangélisatrice dans l'.Vrdenne, après lui avoir succédé sans doute comme évêque de Tongres : il

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