PROLOGUE
Nous voici arrivés à la grande question de l'Église, la question capitale de ce siècle.
Il ne suffît pas, en effet, à un homme intelligent et sérieux d'abandonner cette vie d'indifférence et d'irréligion dont nous avons parlé au premier volume de cet ouvrage , cette vie sans Dieu , sans cuite , sans prières, que l'antiquité païenne n'a pas connue et dont elle aurait eu horreur.
Il ne suffit pas davantage de s'éprendre d'enthousiasme pour la personne de Notre- Seigneur, pour « ce sublime et doux crucifié f » dont la beauté n'a jamais eu et n'aura pas de rivale.
Ce n'est pas même assez de comprendre le vrai caractère de Jésus-Christ , et d'adorer en lui le Verbe incarné, le Fils éternel de Dieu fait homme pour racheter et sauver l'humanité coupable.
Non , rien de tout cela ne suffit : il faut entrer dan»-
1 Cousin, Du Vrai, du Beau et du Bien, XVIe leçon.