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CHAPITRE PREMIER

LA SPIRITUALITÉ CHRÉTIENNE ET LA SPIRITUALITÉ DU SIÈCLK AU POINT DE VUE DU DOGME.

— C'est au cœur que Dieu rrcardc. — Évangile.

Suis-je donc un rêveur, que je vienne parler à ce siècle matérialiste de sa spiritualité et des affinités que je saisis, entre cette spiritualité et la spiritualité chrétienne? Suis-je un horame à paradoxes, gue, dans ce même chapitre, où je trouve bon de complimenter le dix-neuvième siècle sur son spiritualisme, je trouve piquant de taxer de matérialisme le Christianisme lui-même?... Que le lecteur veuille un moment me suivre, et je ne doute pas qu'avant d'avoir tourné la page suivante, il ne commence à voir poindre la réalité sous le prétendu rêve, et, sous le paradoxe, la vérité.

Je disque le Christianisme traditionnel est matérialiste, et que le siècle actuel, malgré beaucoup de matérialisme pratique, possède un sens spiritualiste assez sûr pour

être de mon avis, quand je lui ferai toucher au doigt le matérialisme catholique • , et qu'à Tinverse et par contraste, je relèverai le vrai spiritualisme chrétien.

Je commence par le dogme. Je dis que le caractère le plus saillant du dogme catholique, c'est lopus opet^atum^, c'est-à-dire le matérialisme ; tandis que ce qui caractérise le vrai dogme chrétien, c'est une parfaite correspondance entre lui et Tàme humaine, et partant, une action vivifiante que, par sa nature même, il doit exercer sur elle.

Or, Fesprit moderne comprend et accepte qu'une vérité, qui a des rapports directs avec l'àme humaine, puisse la modifier selon qu'elle s'en pénètre; mais il ne comprend ni n'admet, que des dogmes ou des rites qui sont extérieurs, étrangers à l'àme et n'ont aucun rapport moral avec elle, puissent agir sur elle, sans elle, pour son salut. .

Ce que j'avance, je le prouve.

C'est un dogme catholique, par exemple, que Teau baptismale emporte la tache du péché originel, à peu près comme un corrosif chimique emporte une tache sur un vêtement. Ce que je dis là n'est nullement une exagération. Aux termes mêmes du concile de Trente, l'homme naît avec la coulpe originelle, mais l'eau du baptême le lave de cette souillure. Et, notez-le, c'est tellement bien

* Je ne parle et ne pais parler ici qoe des principes de l'Eglise catholique, officiellement enregistrés dans les symboles de ses assemblées œcuméniques. Je ne méconnais pas les bienheureuses iaconséqucnccs de bien des catholiques et je mVn réjouis sincèrement.

* On appelle opus operatum, dans le langage de l'école, ce principe matci'inlistc qui prétend que par le fait même {ipso facto, opère operato)^ d'une pratique rituelle, la \ertu inhérente à cette pratique a^mL niccaniqucmcut, mai^iqucuicnt et d'une manière indépendanle du sujet, comme par exemple, l'antidote absorbé agit chimiquement ou phyâiologiquement contre le poison.

)a cérémonie qui, ipso fado, accomplit cette merveille, que, si Peau n'est pas pm^e, ou, si la formule n*est pas scrupuleusemenl récitée, le baptême est nul; mais si Teau est pure et la formule exactement arlicnlée par un prêtre (ce prêtre serait-il en état de péché mortel), le baptême a son efficacité. Âin^ donc, voici un enfant ; il ne comprend rien, il n'entend rien, il n*est moralement pour rien dans la cérémonie, c'est évident. Un prêtre vient; il lui verse deFeau sur le front, il prononce certaines paroles ; après quoi Fenfant peut mourir, il ira tout droit au ciel. Sans cela, la pauvre âme allait gémir éternellement dans les limbes. Il est incontestable que les rites accomplis n'ont exercé aucune modification morale sur Tàme de l'enfant. Il «faut bien pourtant qu'une modification considérable ait été exercée sur elle, puisque cette âme, avant la cérénwnie, était trop souillée pour entrer dans le ciel, et qu'après la cérémonie, elle entre au ciel de plein droit. Or, si la modification n'a pu se faire réellement par la coopération libre de 1 enfant, ou tout au moins par son assentiment, elle a donc été magique; personne n'y peut contredire. Eh ! bien, cela c'est du matérialisme^ et rions avions raison de dire que notre siècle est s^E SfNritoaliste pour ne le concevoir ni Tadmettre.

Noos awtres, hommes du xixe siècle, chrétiens et philosophes , nous croyons (et tout ce que nous savons lie Dieu et de l'Evangile nous y exhorte), que la miséricorde de Dieu enveloppe l'enfant dès son berceau ; que s'il apporte en naissant une macule ori^ânellc, la justice de Dieu ne peut pas le punir d'un fait qui n'est pas le sien; qu'elle ne peut imputer une faute quelconque à personne, sinon à Tagent raisonnable qui Ta commise ; que Dieu

ne fait pas tenir la félicité éternelle d'un petit enfant arrivé dans la vie sans le savoir et sans le vouloir, à la formule d*un rite quel qu^il soit. Nous croyons que c'est blasphémer que de soutenir le contraire. Nous pouvons parfaitement concevoir et admettre qu'une mère chrétienne porte pieusement son nouveau-né dans un temple chrétien ; que le ministre de la religion offre cet enfant à Dieu par sa prière, et que, se conformant à Tusage consacré par le Christ, il répande sur le front de l'enfant l'eau baptismale, emblème de la purification que le Christ procure à ses fidèles. Nous comprenons que cette touchante cérémonie devienne, plus tard, pour Tenfant, comme un engagement moral anticipé, par lequel il sera porté à adopter librement l'Eglise qui l'accueillit par une bénédiction à sa naissance; et qu'ainsi, Tenfant devenu adulte, puisse s^approprier, par sa libre volonté, les grâces symbolisées par son baptême. Mais que l'eau bénite efface une tache quelconque, qu'une cérémonie agisse d'une manière quelconque sans la participation intelligente du sujet et à son insu — il y a là un matérialisme que repousse notre spiritualisme contemporain.

Une erreur, quelle qu'elle soit, est toujours tristement féconde. Celle-ci a montré plus d'une fois ses déplora-, blés fruits, et tout récemment encore dans la scandaleuse affaire Mortara. Mais les conséquences d'un principe, pour aussi douloureuses qu'elles soient, ont l'avantage de mettre en évidence ce que vaut ce principe. Le catholicisme a bien fait voir dans cette affaire comment il entend toujours le baptême; il n'a rien rabattu de ce que nous lui imputons : il a été logique. En effet, si les petits enfants qui naissent de parents juifs, maho-

inélans, païens, voire protestants, sont, par le fait de la privation du baptême ou par un baptême vicieux, voués aux supplices éternels, il faut les en arracher ; c'est si simple ! Un prêtre, de Teau, une formule récitée, et de petits démons sont transformés en petits anges ! Je comprends que, lorsqu'on croit cela, on enlève les petits Mortara , on déchire les cœurs des mères , on brave l'opinion d^un siècle impie; car on sauve des âmes. Il n'y a qu'une chose que je ne comprends pas, c'est qu'on soit assez timide ou assez impitoyable, pour ne pas organiser le Mortarisrne • sur la plus vaste échelle.

L'idée catholique du sacrement de l'Eucharistie est aussi matérialiste que celle du sacremeut du baptême, et elle entraîne des conséquences qui ne répugnent pas moins à la conscience contemporaine. D'après le système romain (concile de Trente), un sacrement, celui de la cène comme celui du baptême, est un rite qui efface les péchés et qui produit la sainteté... la qualité de chrétien et le salut éternel en dépendent..., il y a en eux comme une vertu qui circule de Jésus-Christ, par les apôtres et par les prêtres, jusque chez les fidèles ; c'est comme une communication de sa chair et de son sang, nécessaire à la vie de l'Eglise, et que les prêtres seuls peuvent dispenser.

Or voici les conséquences. Si les sacrements communiquent par eux-mêmes le pardon et la vie divine aux fidèles, il importe au premier chef que ces sacrements, toutes les fois qu'ils sont administrés, soient valides : en

' Système d'enlèvement d'enfants. Ce mot a passé, dit-on , dans la langue anglaise.

effet, s'il se rencontrait qu'un prêtre perdît le pouvoir d'administrer les sacrements, il se trouverait qu'il pourrait y avoir une foule de croyants sincères qui se figureraient avoir reçu le corps du Christ et qui n'auraient reçu qu'un peu de pâte. Il pourrait y avoir une foule de pauvres gens, dupes d'une pieuse illusion, baptisés sans baptême, absous sans absolution, comtnuniants sans communion. Il a fallu, à tout prix, éviter une si mortelle conséquence. Il a donc fallu aussi maintenir au prêtre officiant, serait-il immoral, hérétique, fou même, le pouvoir quasi-divin de créer le corps du Christ. Est-ce nous qui tirons cette conséquence logique ? Non pas. C'est le concile de Trente lui-même. « L'Eglise défend de conférer » le sacrement de l'ordre aux enfants et aux aliénés, » mais elle maintient, que, si des aliénés ou des enfants » l'ont néanmoins reçu, ils sont bien et dûment ordonj) nés. S'agit-il de l'Eucharistie, l'Eglise prétend que le » prêtre conserve le pouvoir d'opérer la transsubstan- » tiation de l'hostie, alors même qu'il serait en péché » mortel ou qu'il serait devenu turc ou paie». » (Lettres à mon curé, p. 84) ».

Quoi! c'est là le spiritualisme chrétien? Eh bien! celui du xix« siècle s'en scandalise. Ce sont là des principes qu'on ne réfute pas. Un grand sentiment moral, plus fort que l'autorité du concile œcuménique, proteste contre Trente, au nom de la dignité de la religion. Benversement étrange ! C'est le siècle lui-même qui fait ici la leçon à l'Eglise sur un point de religion, et voici ce qu'il déclare

* Voir pour le fonds de ces idées cet excellent petit Tolume, qui a plus de valeur qu'il n'est gros.

au coixiile : & Bien certainement si vos sacrements ont de la valeur et de Tefficacité, ce qui en fait l'efficacité et la valeur dépend, non de leur vertu magique, mais des dispositions respectives de celui à qui ils sont administrés. Non, un prêtre impur, hérétique, aliéné, un prêtre en pécbé mortel ne peut pas créer le corps (Je Christ. Non , Borgia, Retz, Contrafatto, n'ont pas donné le corps de Christ à ceux qui ont communié de leurs mains indignes. Et qu'importe? S*Hs ont communié avec foi, ils n'en ont pas moins été en communion avec Dieu. Au nom de la conscience, au nom de la raison, au nom de la dignité de la religion, au nom du xixe siècle, rétractez -vous. Ce qui fait le prêtre selon Tesprit de TEvangile, selon que nous, hommes modernes, nous le comprenons, c'est sa foi, son élévation morale, le sentiment de sa vocation, la sainteté de sa vie : ôtez cela, le prêtre a disparu. Tant vaut l'homme, tant vaut le prêtre. Votre système, qui laisse au prêtre, malgré toute déchéance morale, l'inadmissible pouvoir de transubstantier l'hostie, n'est qu'un système matérialiste, et votre prêtre qu'un magicien ».

^ Je reviendrai sur rEuehartstlo, à propos da culte. Qu'on me permette ici de citer un fait qui a bien sa signification : ce fait m*a été rapporté par la personne qui en est l'objet. ^ Une franche catholique Ta se confesser. Le prêtre reçoit sa confession et l'absout. La pénitente se- retire. Mais bientôt sa conscience parle. Elle sent en elle des sentiments incompaUbles avec le pardon qu'on lui a octroyé. EUe retourne au confessionnal : « Mon Père, dit-elle, retirez*moi Totre absolution, car je sens que je hais encore cetie personne. » Je demande ce que^aut l'absolution du prêtre en face du cri de la conscience? L'absolution, une fois donnée, n'a t-elle pas la valeur d'un acquittement juridique? Si TabsoUition absout et si la conscience condamne, qui croire? Qui croire, de i>ieu ou du Prêtre? Et quand la conscience (aprè^rhumiliationja repentance, la contrition^ la confession à Dieu et la prière k Dieu), absout

9i LE CHUISÏIAMSMK

Le nialérialisme du christianisme romain perce, et, pour ainsi dire, suinte par tous les pores du système. Entre les mains de cet alchimiste malheureux, le cuivre ne devient pas or, mais en revanche, Tor peut fort bien devenir cuivre. La prière s^est matérialisée : elle est devenue une formule. Ce qui doit être le jaillissement le plus spontané de l'âme, une formule! Et d'ordinaire, cette formule est une formule latine. Et cette formule doit être répétée vingt, quarante, cent fois, de manière à endormir Tintelligencc et à devenir un mouvement mécanique, d'où l'esprit s'est retiré. Mais que dis-je , une formule ? Pis encore : une punition ! * Qu'est-ce donc que ceci ? un non-sens ou un sacrilège ? La prière une punition ! C'est comme si l'on ordonnait pour punition à un enfant d'aller épancher sa douleur dans le sein de sa mère bienaimée. La prière, n'est-ce pas l'épanchement de l'âme de l'homme dans le sein de Dieu? Ne croyez pas à la prière, nous n'aurons rien à dire ; mais si vous y croyez, ne la profanez pas, ne la parodiez pas. Présentez-lamoi comme le plus saint et le plus doux de mes privilèges, ne me la proposez pas comme un châtiment. En vérité, votre système réussirait à me faire détester la prière, comme l'écolier son pensum.

Ce matérialisme , cet effet produit par la rubrique, indépendamment de l'âme, semble avoir été mis en relief de la façon la plus concluante par la création

de la part deDleu^ absout sans ou malgré le prêtre ; encore ici, qui croire? Ce n'est et ce ne peut être que la conscience .

* Personne n'ignore qu'il arrive chaque jour que les confesseurs infligent à leurs pénitents, comme punition, la récitation d'un certain nombre d'ive et de Pater,

des autels privilégiés. Réciter une même prière devant un autel privilégié , ou la dire devant un autel vulgaire , ou la dire à sa maison , c'est chose bien différente. D'où vient la différence? Est-ce du sentiment qu'on y apporte? Il n'en est nullement question. Dans les promesses d'indulgences qui sont attachées à telle statue privilégiée, il est beaucoup question de la vertu inhérente à la sainte, du nombre de prières à répéter, de formules à employer, jamais, que je sache, du sentiment dans lequel elles doivent être dites *. Ce qui importe, au premier chef, c'est la vertu de la madone, c'est le privilège de Fautel, c'est le nombre des Pater ou des A?;e, ce n^est pas l'intensité du sentiment. J'avoue que j'avais cru jusqu'ici que ce qui importait dans la prière, ce n'était pas le nombre des Ave recités, car Jésus a dit : N'usez point de vaines redites; ni le lieu où je fléchis le genou : car Jésus a dit : Vous n'adorerez plus ni à Jérusalem, nia Garizim; mais l'intensité des sentiments: vous adorerez en esprit et en vérité, — Comment? Voilà un pauvre homme superstitieux ; il vient de commettre quelque gros méfait ; il a peur de l'enfer. Il passe devant une puissante madone. Il se prosterne. Il débite vingt ou quarante Ave ou Pater au plus vite. Il se relève, — et le voilà débarrassé au moins d'une partie de sa peine I Mais je ne vois aucun rapport entre l'exemption accordée et l'état psychologique de cette âme. Si le pécheur qui vient de prier a, par le fait de sa prière, senti une transformation intérieure, une vertu de spiriiualisation se produire en

* Qu'on ne prétende pas que cela va sans dire; cela va si peu sans dire, qu'on a toujours besoin de le redire au peuple, naturellement matérialiste et supersUtieux.

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lui, — je comprends qu'il soit dispensé, non de quelques jours de purgatoire, mais de toute punition : or, ce n'est pas la répétition hâtée et machinale de quelques phrases latines, qui peut produire une telle transfonnalion. Voyezle après comme avant la génuflexion, ee coupable est le même ; les pleurs de la repentatice n'ont pas humecté sa paupière ; son cœur souillé u'a pas exhalé des soupirs de contrition ; mais sa langue a émis des sons sacramentels devant une sainte en renoo), et le diable a été conjuré. Encore une fois, c'est le rite, la formule, le matérialisme susbtitué à l'esprit. Or, je crois que s'il est une prière efficace, c'est l'explosion d'une àme émue, confiante et tremblante à la fois ; c'est le cri du péager se frappant la poitrine et disant : Dieu, aie pitié de moi, pécheur! Et je m'assure que les âmes sérieuses du xixe siècle sauront faire la différence entre le dévot superstitieux qui marmotte ses patenôtres sans douleur ni sans componction et le vrai chrétien qui pousse à Dieu un long soupir dans lequel a passé son âme.

Il existe un mot, fort joli franchement^ qui est à lui seul toute une révélation, et dont je ne ferai pas grâce au système que je combats. Vous avez pu le lire, ce mot révélateur dans certaines lettres de faire part. D'après l'usage catholique, on a soin d'avertir dévotement, à l'occasion d'un décès, que le défunt est mort muni des sacrements de TEglise. Le mot est naïf. Le défunt est évidemment parti dans les meilleures conditions: il était muni des sacrements ! Ce qui a visiblement préoccupé ici, ce ne sont pas les sentiments de foi, d(i piété du défunt : la question n'est pas de savoir s'il aimait ses frères, son Dieu, son Sauveur ; s'il a vécu et s'il est mort, la paix de Dieu dans le cœur.

Ce qui a préoccupé, c'est que le malade ait pu avoir le temps d'être administré. C'est là qu'est posé Paccent. Une fois muni du passe-port spirituel, on peut être tranquille ; il n'y a rien à craindre ; tout est en règle. C'est en vérité fort commode ! Eh ! qui voudrait y manquer ? Encore ici c'est le sacrement, c'est l'onction, c'est la manipulation qui ont pris la place de l'esprit. Or, que le saint chrême et le saint baptême lavent la vie à ses deux bouts et tiennent lieu d^une foi personnelle et d'une piété effective, c'est ce que le sens, moral du xix«. siècle n'admettra pas. Je ne prétends pas que le xix© siècle soit chrétien, mais voici ce que j'espère de lui , c'est qu'il sera avec moi quand je dirai :

Celui qui est chrétien, c'est, non celui qui s*est confessé, mais celui qui s'est repenti ; non celui qui a dévidé le plus de chapelets , mais celui qui a prié ; non celui qui a reçu l'eau lustrale sur le front, mais Fesprit de Dieu dans son âme; non celui qui a la sainte hostie dans son estomac, mais qui est en communion avec Dieu ; non celui qui a le saint chrême sur les tempes ou le saint viatique dans la bouche, mais la vie de Dieu djins le cœur. »

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