‹ Le Christianisme et ses origines (volume 3)Chapitre 16 sur 107 · Cité par .Aliclielut, les J^suitex, pagi! GO, note I · texte numérisé non relu

Cité par .Aliclielut, les J^suitex, pagi! GO, note I

liadiiil d'ordinaire par : «Heureux les doux ! y. r.pxti; (v, o). — Apprenez de moi que je suis doux, r.px'j; » (xi, 29). Mais le premier de ces deux passages, qui esl pris d'un psaume, nous montre à quel mot hébreu répond le mot grec, et les hébraïsanls nous font voir que le mot hébreu lui-même signifie moins ce que nous appelons la douceur que la résignation et la pa tience . C'est ainsi encore que Matthieu (xii, 18) applique à Jésus ce verset ù'Isaïe (xlii, 2) : « 11 ne criera pas, il ne querellera pas, et on n'entendra pas sa voix dans les rues. » Il y a là un idéal juif, qui exclut la violence et la hauteur impéiieusc, mais qui n'exclut ni le chagrin ni l'amertume.

Cependant la même ardeur qui l'irrite contre l'orgueil ou l'indiSérence l'attendrit à l'égard des humbles et des souffrants. « Il vit une grande multitude, et ses entrailles s'émurent pour eux, parce qu'ils étaient comme des brebis qui n'ont point de pasteur, et il se mit à répandre sur eux ses enseignements. » {Marc, vi, 34 ; voir aussi I, 41 et vin, 2.) Il ne sépare pas de l'amour de Dieu l'amour du prochain ; ces deux choses ensemble sont au-dessus de tout le reste, (xii, 31.) Sans l'amour du prochain, la foi même perd sa vertu, cette vertu qui semblait toute-puissante : « Quand vous vous lèverez pour prier, remettez ce que vous pouvez avoir contre quelqu'un, afin que votre Père qui est dans le ciel vous remette aussi à vous vos offenses. » (xi, 25.) Comme on lui présente des enfants pour qu'il les touche

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