‹ Le Christianisme et ses origines (volume 3)Chapitre 19 sur 107 · Voir tome III, p. 47-J et suivantes · texte numérisé non relu

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qu'elle n'était pas venue à Jérusalem et était demeurée en Galilée, n'ayant pas suivi son fils dans son existence aventureuse. Le quatrième évangile, toujours à part de tous les autres, est le seul qui nous la montre au pied de la croix.

L'évangile nous renseigne encore sur la forme de la prédication de Jésus; c'était particulièrement la /)«r«bole ^ « C'est l'habitude des Syriens, surtout de ceux de Palestine, de mêlera tous leurs discours des paraboles, et si le précepte simple ne grave pas assez la vérité dans l'esprit des auditeurs, de la leur faire sentir par des similitudes et des exemples ^. >> D'après ces paroles, on cherche d'abord la parabole dans la Bible juive, sans l'y trouver tout à fait. Le discours de Nathan à David (II Sam. , xii), qui est ce qui s'en rapproche le plus, en diffère pourtant encore. La parabole évangéliquepeut se définir : un enseignement religieux, je dirai même théologique, exprimé par une image. L'image peut tenir dans une phrase [Marc, xui, 28), comme elle peut aussi se développer en un récit étendu et dramatique [Luc, xv, 11-32).

L'enseignement bouddhique semble avoir créé cette parabole doctrinale. M. Renan a justement signalé, dans sa Vie de Jésus, les deux paraboles bouddhiques qu'on trouve aux chapitres m et iv du Lotus de la bo7ine loi 3. Elles sont certainement à une bien

1. Le grec Trapago).-^, similitude, est la traduction d'un mot hébreu dont le sens parait ùtre moins précis.

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