‹ Le Christianisme et ses origines (volume 3)Chapitre 38 sur 107 · Tome III, p · texte numérisé non relu

Tome III, p

Jésus, comme le disent les Évangiles i ? Est-ce un autre encore ? Que Paul ait ou non trouvé la formule, personne ne Ta plus profondément sentie et n'a été plus pénétré de la force de l'amour. Il a laissé là-dessus une page où respire toute la chaleur de sa prédication et qui en fait comprendre la puissance. Il vient d'énumérer ces dons extraordinaires par lesquels il croit que l'Esprit de Dieu se manifeste dans les églises, l'apostolat, l'inspiration, la doctrine, les vertus, les guérisons, les (/losses et le reste. '< Parmi ces dons, dit-il, aspirez aux meilleurs; » puis tout à coup il ajoute : « Et voici encore une voie infiniment plus haute. Quand je parlerais en glosses prises à toutes les langues des hommes et des a)iges, si je n'ai pas l'amour ^, je ne suis qu'un cuivre sonore ou une cymbale retentissante. Et quand j'aurais la prophétie (l'inspiration), que je posséderais tout mystère et toute connaissance, et quand j'aurais la plénitude de la foi, jusqu'à déplacer les montagnes, si je n'ai pas l'amour, je ne suis rien. Et quand je ferais des bouchées de tout mon bien, et quand je donnerais mon corps pour être brûlé vif, si je n'ai pas l'amour, je ne gagne rien. L'amour est patient ; il agit avec bonté ; l'amour n'a point d'envie, point de hauteur, point d'enflure, point d'impertinence, point d'égoïsme, point d'aigreur, point de rancune; il ne prend point plaisir à l'injustice ; il se complaît dans la vérité ; il couvre tout, il croit tout, il

1. Dans les Évangiles, la Loi est ramenée à deux commandements : l'amour de Dieu et l'amour du procliain. (Marc, xii, 28, etc.)

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