‹ Le christianisme et ses origines (volume 4)Chapitre 18 sur 109 · Aussi le Terset ii, 29, associe npat^; et Tonccivô · texte numérisé non relu

Aussi le Terset ii, 29, associe npat^; et Tonccivô

et que ses disciples veulent les écarter, « Jésus se fâcha en voyant cela, et il leur dit : « Laissez venir à » moi les enfants; car c'est à ceux qui sont comme eux » que le royaume des cieux appartient... » Et il les embrassa, et posant la main sur eux, il les bénit. » (x, 13 et IX; 35,) Ici même, remarquons ce mot : Jésus se fâcha, ii-^foc^ooLTriin : jusque dans ses attendrissements, il garde Tattitude sévère.

Quelquefois il se montre facile et indifférent par la même exaltation qui ailleurs le fait paraître intraitable. Les siens viennent lui dire : « Mattre, nous avons vu un homme qui chasse les démons en ton nom ; mais nous nous y sommes opposés, parce quMl ne nous suit pas. » Et Jésus répond : « Laissezle faire ; qui n'est pas contre nous est pour nous » (IX, 39)*.

Il y a un aspect de Jésus qu'on aperçoit à peine dans l'évangile, parce que Ton n'a pas voulu l'y laisser paraître, mais que la critique doit essayer d'y ressaisir, comme elle ressaisit dans un palimpseste une écriture effacée. C'est cet élan vers un avenir dont ridée enivrait les uns et menaçait les autres ; c'est par où il a entraîné la foule, et c'est par où il s'est perdu. Quand il annonçait l'avènement du règne de Dieu, cela signifiait que celui des gentils allait finir. Quand il disait que ce règne était proche (i, 15) ; que, parmi

1 . Ce passage n'est pas dans Matthieu et Luc, et il est singulier que, dans un autre endroit, ils fassent dire à Jésus précisément le contraire : « Qui n'est point avec moi est contre moi. » {Matth. xii, 30 ; Luc, II, 23.)

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