‹ Le christianisme et ses origines (volume 4)Chapitre 22 sur 109 · Vuir mon toniu UT, p. 3U · texte numérisé non relu

Vuir mon toniu UT, p. 3U

LA RÉ3URRECTiqN. — PAUL. 77

la troyance générale à la résurrection des morts, qui était répandue alors chez les Juifs ^

On crut donc à la fois, et que Jésus était le Christ, et qu'il était ressuscité, et ces deux idées ne se séparèrent pas Tune de l'autre.

La résurrection' d'un personnage divin n'était pas d'ailleurs en elle-même une idée faite pour étonner le monde antique ; il y était, au contraire, tout préparé. Une foule de religions célébraient, sous les noms divers d'Osiris, de Thamous ou Adonis, d'Attys, etc., probablement aussi de Mithra, une résurrection qui à l'origine représentait simplement celle du soleil, reprenant possession du ciel après l'hiver*.

Ce qu'il y eut cette fois de nouveau et d'inouï, ce fut de croire à la résurrection, non plus d'un dieu ou d'un demi-dieu, mais d'un homme, qu'on avait vu mourir hier. On a peine à comprendre une telle illusion, même au milieu des espérances fiévreuses qu'entretenaient dans les âmes le fanatisme juif d'une part et l'initiation mithriaque de l'autre. 11 ne faut pas oublier combien ces temps sont mal éclairés pour nous, et que nous n'entrevoyons ce qui s'y passait que de la manière la plus vague.

Jésus était le Christ; Jésus est ressuscité. Ces deux dires se sont-ils répandus en même temps? Nous ne savons ; à la distance où nous sommes, ils se

Page 1