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3. Hom., II. Paul y proteste de son respect pour les Juifs, de qui est sorti le Christ selon la chair , puis il termine sa protestation par cette formule solennelle : « Que le Dieu qui est au-dessus de tout soit béni à tout jamais. Amen. & Après selon la chair, on a mis, au lieu d*un point, une virgule, ce qui voudrait dire : Le Christ, gui est le Dieu suprême béni à tout jamais. Rien n'est plus contraire à la manière dont Paul comprend les rapports de Dieu et du Christ. Voir I Cor., xv, 28, etc.)
que le fait le quatrième évangile, comme ayant été au commencement et avant qu'Abraham fût *. Il est vrai apiavant les temps Dieu avait décrété que le Christ serait, mais il n'était pas pour cela ; il n'a été qu'après les temps accomplis, quand Dieu a envoyé sur la terre, en lé faisant naître d'une femme, celui qu'il a fait son Fils {GaL^ vi, 4). Jusquelà il n'y avait pas de Fils de Dieu. Je ne dirai pas cependant que le Christ soit un homme comme un autre ; car, étant le Fils de Dieu et ayant en lui l'Esprit de Dieu, il ne connaît pas lepéché. Paul le dit expressément (11 Cor. V, 21).
Ceux qui veulent que Paul ait déjà conçu le Christ comme ce qu'on a appelé depuis une personne divine, s'appuient sur un texte dont il est vrai que l'obscurité protège tous les caprices de l'imagination (I Cor., vni, 6). Je vais le traduire aussi littéralement que je le puis. Paul oppose les Fidèles aux Gentils, qui ont K plusieurs dieux et plusieurs seigneurs ». « Pour nous, dit-il, il n'y a qu'un Dieu, de qui tout^ et nous à lui, et qu'un Seigneur, Jésus le Christ, par qui tout, et nous par lui. » Des critiques suppléent, dans la dernière partie de la phrase, par qui tout a été fait; si l'on admet cette interprétation, il est clair que le Christ est bien le Verbe, qui est dès l'origine des choses et qui a été le ministre de la création. C'est ce qu'on lit, en effet, dans l'Épître apocryphe à ceux (le Colosses (i, 15-16), qui parle en cela comme