Tome m, page
2. Mais non pas divinité^ divinitatem ; ce mot de la Valgata n'est pas dans le texte, où l'Agneau n'est jamais égalé à Dieu.
iypse. Tout fuit (levant la colère de Dieu et la colère de TAgneau. Tous les élus se groupent autourdeDieuet de l'AgneaUy et leur rendent grâce. Ils portent des robes blanches, lavées dans le sang de TAgneau. UÂgneau a son livre de la Vie, où ils sont inscrils. L'Agneau réside sur la montagne de Ston. Les purs suivent TAgneau partout où il va ; ils sont les prénaices de Dieu et de TAgneau. Ils chantent le cantique de l'Agneau. Les rois combattent contre l'Agneau, et l'Agneau esl vainqueur. L'Agneau a ses douze apôtres. L'Agneau «nân règne à jamais dans la cité céleste où les saints sont établis pour Téternité.
L'Agneau a un adversaire, le Dragon, qui n'a pas cependant l'honneur de lutter directement contre lui. On le voit d'abord dans le ciel, puis « Michaêl et ses anges», combattant contre <& le Dragon et ses anges », et ceux-ci sont précipités du ciel sur la terre. Le Dragon était l'ennemi de ceux que l'auteur appelle « nos frères », et une voix dans le ciel dit qu'ils l'ont vaincu par le sang de l'Agneau, en faisant bon mar- . €hé de leur vie jusqu'à affronter la mort, xii, H. Puis il est enchaîné pour un temps dans ce que Tauteur appelle TÂbime. Il est délivré au bout de ce temps et menace de nouveau les Saints; mais, cette fois, il est jeté pour jamais dans « Télang du feu et du soufre », XX, 7. Alors les morts ressuscitent ; puis le ciel et la terre sont renouvelés * ; la mer disparaît, et du haut du ciel descend la Jérusalem éternelle.
1. Souvenir dV^afe, lxv, t7; mais, là, ce n*est qu'une figure.
326 LE CHRISTIANISME ET SES OftIGINES.
• Nous n'avons pas besoin de chercher ce que c'est que TAgneau et ce que c'est que le Dragon ; car l'auteur nous le dit en termes exprès : T Agneau est le Christ, le Dragon est Satanas. L'Agneau est le Christ ; non seulement il est désigné comme tel au verset V, 5, par les périphrases qui désignent dans les prophètes un roi Hbérateur d'Israël *, périphrases que tout le monde, à l'approche de notre ère, rapportait au Christ ou Messie; mais, de plus, on lui dit au verset 9 : « Tu as été égorgé, et tu as acheté à Dieu, au prix de ton sang, des hommes de toute race et de toute langue. » Il est clair que c'est bien le Christ, celui qui a été mis à mort sous le nom de Jésus. Le nom de l'Agneau revient plus de vingt-cinq fois dans le livre : celui de Christ y paraît très rarement, et seulement dans des endroits où il est parlé de lui, sans que lui-même se montre et agisse.
Le Dragon est Satanas : c'est ce qui est dit au verset xii, 9, où on rappelle aussi le Diable et « Tantique Serpent* ». Mais d'où viennent ces deux symboles ?
On a vu déjà que la croyance à la résurrection, soit dans sa forme la plus simple (celle des Évangiles), soit ayec les riches développements que Paul lui a donnés, paraît être venue de la religion de Mithra. Il en est de même de cette lutte finale entre les génies du bien et ceux du mal, à laquelle aboutit VApoca-