‹ Le Christianisme et ses origines (volume 5)Chapitre 103 sur 183 · Sirach, xxxi. 20 (Vulg-i xxxiv · texte numérisé non relu

Sirach, xxxi. 20 (Vulg-i xxxiv

LES APOCRYPHA. 337

tils l . On a vu dans les Proverbes (xxv, 21) un précepte plus charitable : « Si ton ennemi a faim, donnelui à manger; » mais il ne s'agissait là que d'un ennemi personnel. Ici c?est un ennemi public, qui combat contre le Seigneur et contre Israël : on est en état de guerre.

Au point de vue des croyances, le livre du Fils de Sirach présente aussi des choses nouvelles. L'écrivain attend comme très-prochain un jour du Seigneur, où celui-ci fera justice à Israël et détruira l'empire des Gentils qui l'ont opprimé : « La prière de l'humble va au delà des nues; elle ne s'arrête pas qu'elle ne soit arrivée au Seigneur ; elle ne se détourne pas avant, que le Très-haut n'y ait l'ait droit... Aussi le Seigneur ne tardera pas.. ; il rompra les reins tout à l'heure aux hommes sans pitié ; il prendra vengeance des nations ; il fera disparaître la multitude des oppresseurs ; il brisera les sceptres des impies... Il jugera le procès de son peuple, et le réjouira par sa miséricorde. » Ce n'est plus d'un homme qu'on attend la délivrance, mais seulement du Seigneur lui-même ; on ne voit pas d'ailleurs ici que le Seigneur doive agir par un prophète ou un Messie 2.

Un passage du livre du Fils de Sirach contient la doctrine morale du libre arbitre (xv, 11) : a Ne dis

1. La môme pensée se retrouve dans Tobie, iv, 17, mais la Vulgate l'y a effacée.

2. Sirach, xxxn, 17-19 (Vulg., xxxv, 21). Voir aussi le chapitre xxxiii et la fin du chapitre xxxvi (ou dans la Vulgate, xxxvi, 1-9).

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