Voir la note B a la fin du volume
haïe, aux chapitres ix etxi, promet aux fils d'Israël un chef libérateur, qui n'est pas né encore au temps de leurs calamités, mais qui va naître : enfant béni, fils glorieux, rejeton de Jessé, plein de sagesse et de grandeur ; qui sera le fort, le vaillant, le père des temps à venir, le prince de la paix, et qui affermira à jamais le siège de David. Son règne sera un âge d'or, où le loup gîtera avec le mouton, où les justes prévaudront et les méchants seront confondus ; où Israël, en pleine prospérité, dominera sur ses voisins et donnera ses oracles à tous les peuples. — Voyez aussi ii, 2-4. — Sous ces images poétiques, la critique ne peut chercher que de l'histoire ; mais quelle histoire? Si, avec la tradition, on place haïe au temps de l'invasion assyrienne, le personnage attendu sera Ézéchias. Si on le met au temps de Cyrus, ce devra être Zorobabel. Si on ne craint pas de descendre jusqu'au temps des Asmonées, ce sera Simon, le restaurateur de l'indépendance des Juifs, ou son brillant successeur Hyrcan.
Le siège de David, c'est simplement celui des princes qui résident dans la « cité de David » : c'est ainsi qu'on appelle Sion et Jérusalem ; et les mots de rejeton de David (ou de son père Jessé) ne font qu'exprimer en style poétique l'héritier, le successeur de David. Tous les chefs de Juda tiennent David pour leur auteur l.