‹ Le Christianisme et ses origines (volume 5)Chapitre 116 sur 183 · LA NOUVELLE JÉRUSALEM · texte numérisé non relu

LA NOUVELLE JÉRUSALEM

rieuses (lit, II). Ce ne sera plus le soleil qui l'éclairera pendant le jour, ou la lune pendant la nuit, mais Iehova qui lui sera une lumière perpétuelle (lx, 19) l.

Tout cela n'est qu'une parure que l'imagination du poëte met à la ville réelle à laquelle s'attachait tant de vénération et tant d'amour. Après la grande catastrophe où périt la cité sainte, ces mêmes images, qui d'ailleurs, prises à la lettre, dépassaient toute réalité terrestre, furent appliquées à une Jérusalem imaginaire, qui devait descendre du ciel, à la fin des temps, pour être la demeure des fils d'Israël ressuscites. Elle fut également l'objet des visions des Juifs et de celles des premiers Chrétiens 2.

Celte vision elle-même finit par s'évanouir, et quand les chrétiens, détachés de l'attente de cette Jérusalem, arrivèrent à n'y voir plus qu'un symbole, ils voulurent que ce fût le symbole de l'Église. Ils lisaient dans haie, xlix, 20 : « Tu entendras les entants de ton veuvage te dire : Tu n'as pas assez de place pour moi ; fais-m'en davantage, pour que je puisse entrer. Et tu diras en toi-même : Qui m'a donné ces enfants lorsque je n'avais plus personne, et que le vide s'était fait dans ma maison ? » Le poëte avait simplement exprimé par là comment la cité désolée se repeuplait, soit par le retour des générations nées dans l'exil, soit par l'affluence des prosélytes. Les Chrétiens interpré-

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