‹ Le Christianisme et ses origines (volume 5)Chapitre 12 sur 183 · XII PRÉFACE · texte numérisé non relu

XII PRÉFACE

assez dit), a écrit sur Philon quinze pages, excellentes comme tout le livre. Enfin, M. Ferdinand Delaunay a joint à la traduction des deux écrits historiques de Philon une Introduction très-intéressante sur la situation du Juifs et du Judaïsme à cette époque. Mais, quelque fruit qu'on tire de ces travaux, ils ne sauraient familiariser les esprits avec les idées de Philon et de son temps autant que le ferait la lecture directe de ses ouvrages. Il est vrai que cette lecture ne sera jamais attrayante et facile : si elle avait dû l'être, il y a longtemps qu'ils seraient traduits. Ce sera toujours une tâche réservée aux lecteurs laborieux et patients; je souhaite d'autant plus qu'elle leur soit facilitée. Procurer au public français une traduction de Philon est une œuvre que devraient se proposer les académies, ou les autorités qui président à l'instruction publique, ou encore la communauté israélite. Je crois, en adressant aux uns et aux autres cet appel, remplir un devoir et rendre un service.

Quant au Talmud, voir ce que j'ai dit dans ce volume, à la page 378.

Dans la préface de mon Hellénisme, j'ai mentionné et apprécié quelques-uns des écrits antérieurs dont j'avais profité. Je me promettais alors de faire de même quand j'arriverais au Judaïsme, mais j'y renonce, effrayé du nombre et de l'importance des travaux dont j'aurais à parler et de la difficulté de les

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