‹ Le Christianisme et ses origines (volume 5)Chapitre 122 sur 183 · Paul, I Cor., xv, 4, etc · texte numérisé non relu

Paul, I Cor., xv, 4, etc

2. Jonas enfermé pendant trois jours dans l'animal marin qui l'a englouti et reparaissant ensuite ;\ la lumière, pouvait être pris pour un symbole (Matth., xn, 40), mais non pour une prédiction.

l'équinoxe du printemps, comme cela est expliqué dans Macrobe l. Voilà par quelles idées et par quelles pratiques religieuses les hommes se trouvaient préparés à cette époque à l'étrange annonce d'un Christ ressuscité.

Quoi qu'il en soit de la résurrection du Christ, toutes ces autres croyances, le Christ Fils de Dieu, la Résurrection des morts, le Jugement dernier, la Jérusalem nouvelle, les Anges et les Démons, la Rédemption elle-même, ont donc été des imaginations juives avant d'être des dogmes chrétiens.

Ce qui est vrai des dogmes doit l'être aussi, et Test en effet, de ce qu'on appellera plutôt les idées chrétiennes, comme la Foi, la Grâce, l'opposition du Spirituel et du Charnel, la Loi réduite à la Charité, etc. Ces idées ne sont pas dans la Bible hébraïque, quoiqu'on ait voulu et qu'on ait cru les y retrouver : elles ne se montrent pas même clairement dans les apocrypha; mais elles étaient certainement dans l'esprit des Juifs à la veille de l'avènement du christianisme. La critique pourrait le conclure de cela seul, que Paul en parle comme de choses familières à ses auditeurs ou à ses lecteurs ; mais on les retrouve d'ailleurs dans un livre juif, qu'il me reste à étudier, et qui appartient au judaïsme helléniste, je veux dire les œuvres de Philon.

Je n'ai pas parlé du Talmud, et je ne ferai guère que le nommer, parce que ce grand monument du

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