‹ Le Christianisme et ses origines (volume 5)Chapitre 149 sur 183 · Circoncisez vos cœurs», dans Deutér., x · texte numérisé non relu

Circoncisez vos cœurs», dans Deutér., x

Dieu (sù/jxpiff-ïiffai) de la façon que le vulgaire imagine, par des pompes, des offrandes cl des sacrifices ; car le monde tout entier ne serait pas un temple suffisant pour l'honorer ; mais hien par des hymnes et des cantiques de louange ; je ne dis pas ceux que fait retentir la voix, mais ceux que chante au dedans l'âme incorporelle et toute pure. » La Lettre aux Hébreux, tout entière si contraire aux sacrifices judaïques, parle de même quand elle dit : « Offrons à Dieu un sacrifice de louange perpétuelle, c'est-à-dire le fruit des lèvres qui confessent son nom. Et n'oubliez pas la bienfaisance et la fraternité ; car ce sont là les sacrifices par lesquels on plaît à Dieu (xm, 15) * ».

Il faut remarquer que les Juifs qui vivaient en pays grec étaient bien loin, habituellement, des sacrifices de Jérusalem, et qu'au contraire ils avaient continuellement sous les yeux ceux des Gentils ; ce qui ne devait pas les rendre très-favorables à ce genre de culte.

On lit dans Joseph qu'un peu plus tard, sous Claude, un Juif qui a converti un roi d'au delà du Tigre (et ce Juif n'est pas de race hellénique), trouve bon que ce roi ne se fasse pas circoncire, pour ne pas blesser ses sujets ; et on voit qu'il lui assure, sans que Joseph proteste contre cette doctrine, que Dieu lui pardonnera cette infraction à sa Loi 2.

1. Les idées de Philon sur la prière, considérée comme le véritable hommage qu'on doit rendre àDieu, se retrouvent presque avec les mêmes termes dans un passage de Galien {De l'usage des parties du corps humain, III, 10), cité par M. Duruy [Hist. des Rom., t. V, p. 455).

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