‹ Le Christianisme et ses origines (volume 5)Chapitre 15 sur 183 · PRÉFACE. XV · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XV

vrage très-instructif, notamment parles citations talmudiques dont il est rempli, et d'une lecture très-intéressante ; mais l'auteur est trop évidemment dominé par la préoccupation de l'apologie. Il avait mieux gardé la mesure dans son livre des Déicides (1861), où il ne faisait guère que prolester contre les injustices chrétiennes, et où il restait d'ailleurs constamment dans son sujet ; tandis que cette fois il passe sans cesse des Pharisiens au judaïsme lui-même, qu'il embrasse sous leur nom tout entier, et dont il ramène à tout propos la défense et la glorification. Cet ouvrage a paru quand le mien était achevé, et, si je l'avais connu plus tôt, j'en aurais profité davantage ; mais je pourrai le faire dans la suite de mon travail, quand j'arriverai au temps de Jésus.

Mes deux premiers volumes n'ont pas convaincu tous mes lecteurs. Je ne parle pas des orthodoxes, que je ne pouvais évidemment espérer d'amener à mes idées ; mais même parmi les esprits indépendants, j'ai rencontré des résistances. Comme ils ne trouvaient dans mon étude sur l'hellénisme que l'hellénisme, ils ont cru que je ne voulais pas voir dans le christianisme autre chose ; ou du moins que si j'y reconnaissais, comme je l'avais dit tout d'abord dans ma préface, un élément juif et un élément galiléen, je ne tenais pas assez de compte de ce que l'un et l'autre ont d'originalité et d'importance. Un assez grand nombre de cri-

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