‹ Le Christianisme et ses origines (volume 5)Chapitre 153 sur 183 · I Sat., iv · texte numérisé non relu

I Sat., iv

3. Mot à mot : Vous en faites un fils de la géenne, au double de vous. Matth., xxiii, 15.

Et il développait l'importance qu'ils avaient prise surtout en Egypte et à Gyrène l. On lit dans Philon une lettre du roi juif Agrippa à l'empereur Gaïus (ou Caligula), qui énumère tous les pays où il y a des Juifs : l'Egypte, la Phénicie, la Syrie et la Célésyrie, la Pamphylie, la Cilicie, presque toute l'Asie jusqu'à la Bithynie et jusqu'au Pont, et en Europe la Thessalie, la Béotie, la Macédoine/ l'Étolie, l'Attiquc, Gorinthe, la plus grande et la meilleure partie du Péloponèse; les grandes îles, l'Eubée, Chypre, la Crète; au delà de l'Euphrate, Babylone et les plus belles satrapies sont remplies de Juifs. — C'est à peu près l'énumération qu'on retrouve dans les Actes des Apôtres (n, 9). Dans l'Italie même, les Actes mentionnent encore, ainsi que Joseph, la colonie juive de Pouizzol 2. Philon dit d'une manière plus générale que la race juive, à la différence des autres races, au lieu d'être renfermée tout entière dans un territoire, est répandue en tout lieu, et ne tient pas beaucoup moins de place en chaque endroit que ceux du pays. Il dit ailleurs : « En général, chez quelque peuple que ce soit, on repousse toutes les coutumes étrangères... mais il n'en est pas ainsi des nôtres : elles gagnent et convertissent à elles les Barbares et les Hellènes, le continent et les îles, l'Orient et l'Occident, l'Europe et l'Asie, la terre entière d'un bout à l'autre. » Et il demande où est-ce qu'on ne célèbre pas le sabbat ; où est-ce aussi qu'on ne fête pas, avec

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