Voy. vu, 25; vin, 7 et 20; ix
2. Il semble bien que ce soit la Sagesse (xvi, 21) que Basile cite sous le nom de Philon dans la Lettre 190 (à Ampbilochios).
3. Le nom de Jésus (vu, 28) n'était pas dans le texte, où il y avait seulement le Messie.
Il suffit des chapitres xi et xn pour faire reconnaître que le livre est postérieur à Donatien 1.
Je ne doute pas qu'à la suite du Quatrième livre d'Esdras Rome n'eût donné place, dans la Yulgate de Clément VIII, au Livre d'Hénoch, si ce livre s'était conservé comme l'autre dans une version latine. Il semble même qu'on n'eût guère pu se dispenser de le reconnaître pour canonique, puisqu'une épître qui fait partie du Nouveau Testament se réfère à l'autorité du Livre d'Hénoch et en cite textuellement un passage -. Mais le Livre d'Hénoch s'était entièrement perdu, sauf quelques pages du texte grec conservées dans Georges le Syncellos.
Il a été retrouvé, à la fin du siècle dernier, dans une version éthiopienne, qui a été publiée en 1838. Il en avait été fait en 1821 une traduction anglaise, d'après laquelle le livre a été traduit en latin dans les Prophétie veteres pseudepigraphi de Gfroerer, Stuttgard, 1840 3. M. Renan dit que ce livre « forme encore une partie intégrante de la Bible éthiopienne *. »
On a vu dans le Livre d'Hénoch et on peut y voir bien des choses ; voici ce que je crois y démêler pour mon compte. La grosse corne, lxxxix, 13, est à mes yeux le Messie. Les agneaux, lxxxix, 8, sont ceux qui attendent et qui annoncent le royaume de Dieu ; celui du verset 11 peut être Jean le Baptiste. Les douze derniers bergers sont les Césars. La nou-
1. Dans le tome V de M. Renan (les Évangiles, 1 S7 7 , le chapitre xvi presque tout entier est rempli par une étude sur le Quatrième livre d'Esdras.
2. Jud. 14 (et 6). Ce qui est dit dans II Pierre, n, i, de la chute des anges est pris sans doute aussi du livre d'Hénoch vu, 1-1 1 ; ix, 5).
3. M. Dillmann a publié de nouveau le texte éthiopien, avec une traduction allemande et un commentaire, 1851.
Je prends cette indication dans {'Histoire des idées messianiques de M. Maurice Vernes, 187 i, où se trouve une étude sur le Livre d'Hénoch. L'auteur fait remonter cet écrit jusqu'au temps du grand prêtre Jean ou Hyrcan, à la fin du second siècle de notre ère. Il a donné (p. 79-108) la traduction française des chapitres lxxxiv-lxxxix.