Vie de Jésus, édit. de 18G7,"p. 40, en note
velle maison (ou le troisième Temple), lxxxix, 39, remplace celle quia été détruite par Titus.
11 y est dit, à propos de la construction du second Temple, que tout ce qui y est offert est souillé, lxxxvjii, II*. M. Hilgenfeld a remarqué d'ailleurs que Dieu, qui a abandonné le premier Temple au moment où il allait être détruit, ne reparait plus dans la vision que lorsqu'il élève le troisième Temple au milieu de la Jérusalem nouvelle. Tout cela ne me semble convenir qu'à un écrivain qui a vu détruire le second Temple, et qui le regarde comme ayant été condamné dès l'origine, sans Joule (comme le dil M. Colani) parce qu'il a été dé< l'origine sous la domination des Gentils *.
Il existe parmi les textes grecs qui font suite à la version grecque de la Bible, un Troisième livre de* Machabées, qui n'a pas passé de là dans la Vulgate, et qui n'est pas reconnu par l'Église. Ou y raconte que Ptolémée Philopator, irritéde ce que les Juifs de Jérusalem ne l'avaient pas laissé entrer dans le Saint des Saints, fit rassembler tous les Juifs de l'Egypte dans l'hippodrome d'Alexandrie, pour les faire fouler aux pieds par ses éléphants. Une suite de miracles l'arrêtent d'abord, puis son coeur est changé, et il devient le patron des Juifs. C'est un conte également absurde par le fond et par les détails \
Enfin il y a d'autres apocrypha juifs qui sont demeurés tout à fait à part de l'Ancien Testament, comme les Psaumes de Salomon, l'Assomption >le Moyse (version latine) et l'Apocalypse de Baruch (version syriaque). Le même livre canonique (l'Ëpitrc tir Judo) qui renvoie au Livre d'Enoch, consacre aussi l'Assomption de Mûijse (verset 9), en lui empruntant la tradition de l'archange Michael qui dispute au diable le corps de Moyse 3.