‹ Le Christianisme et ses origines (volume 5)Chapitre 2 sur 183 · II PRÉFACE · texte numérisé non relu

II PRÉFACE

la Bible, c'a été sur la traduction française de Samuel Cahen. Elle était la première et elle reste encore aujourd'hui la seule à côté de laquelle on trouve en regard le texte hébreu ; la seule aussi où ce grand monument du judaïsme soit commenté par un Juif. Ce sont deux avantages que celle même de M. Ed. Reuss ne lui enlève pas. Le grand travail de M. Reuss comprend à la fois l'Ancien et le Nouveau Testament l. Pour ne parler ici que de l'Ancien, il n'est pas encore entièrement traduit à l'heure où j'écris : je me trouve pourtant heureux d'avoir eu déjà ce secours à ma portée. Comme je ne louerais pas un pareil ouvrage avec assez d'autorité, je renverrai à l'éloge qu'a fait M. Renan, dans un Rapport à la Société asiatique (1877), d'une traduction qui présente, ditil, « à peu près les derniers résultats de la critique et de l'exégèse ». Les introductions de M. Reuss, ainsi que ses notes, généralement courtes, mais trèspleines, m'ont tenu lieu des commentaires en allemand dont je ne pouvais profiter. Elles rassurent celui qui s'en sert contre la crainte de ne pas se trouver, comme on dit, au courant de la science, et l'avertissent sur tous les points importants2. Dans ma première partie, l'Hellénisme, je n'ai pas

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