‹ Le Christianisme et ses origines (volume 5)Chapitre 24 sur 183 · XXIV PREFACE · texte numérisé non relu

XXIV PREFACE

Ces larmes appartiennent au christianisme du moyen âge.

Ainsi la dévotion pieuse à Jésus souffrant et mourant est chrétienne sans doute, mais elle ne peut être comptée parmi les traits où se marque une opposition essentielle entre le christianisme et l'hellénisme, puisqu'au temps où l'hellénisme et le christianisme étaient en face l'un de l'autre, celui-ci ne la connaissait pas ; de sorte que plus on étudie, plus on reconnaît qu'il n'ya nulle part de contradiction tranchée ni de passage hrusque et soudain; que tout est l'œuvre du temps et porte la marque du temps, et qu'il faut effacer partout dans l'histoire les coups du ciel et les miracles. C'est la conclusion où une vraie critique revient toujours.

Les critiques citent d'ordinaire les livres bibliques d'après la distribution qu'en font les Juifs, distribution suivie en général dans les Bibles protestantes, mais non dans la Vulgate romaine. De là la nécessité de quelques avertissements.

Je cite dans ce volume, sous le titre de Samuel I et II, les livres I et II des Rois de la Vulgate romaine, et sous le titre de Rois I et II, les 111 et IV des Rois de la Vulgate.

J'appelle Chroniques les deux livres que la Vulgate romaine appelle Paralipomènes.

Je dis Esdras tout court, au lieu de Premier livre d'Esdras, Néhémie au lieu de Second livre d'Esdras.

J'appelle Additions à Esthcr, ou à Daniel des morceaux que la Vulgate romaine confond avec la partie authentique de ces livres, mais qui n'existent pas en hébreu.

Je désigne par ce titre : La Sagesse de Jésus, fils de Sirach (en abrégé le Fils de Sirach, ou même Sirach), le livre grec que la Vulgate romaine appelle Ecclesiasticus. Ne pas le confondre avec le livre hébreu appelé en grec et en latin Ecclesiastes (l'Ecclésiaste).

Les chiffres des Psaumes, dans mes citations, diffèrent de ceux de la Vulgate romaine d'une ou deux unités.

Les chiffres des versets, dans les livres dont l'original est en grec, sont ceux du grec et non ceux de la Vulgate. Voir l'avis particulier, p. 334, note 2.

Il aurait été facile de donner l'orthographe exacte des noms hébreux; je n'avais qu'à les prendre dans la Bible de M. Reuss. Mais on n'obtient cette exactitude que par l'emploi d'une espèce d'alphabet particulier, où certaines lettres portent des points ou des accents. Il m'a paru que ce purisme, qui gêne le plus grand nombre des lecteurs, ne seyait pas à un écrivain qui lui-même ne sait pas l'hébreu. J'ai donc

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