Ex., xxv, 31 et I Rois, vi, S
aussi bien que celui de Jéhu, et le seul Iehova qu'on connût alors.
Reste à parler des Hauts Lieux, c'est-à-dire de ces hauteurs plantées d'arbres, dont l'ombrage les rendait sacrées, et où l'on venait adorer de tous côtés. On y élevait au dieu des babitacles qui ressemblaient à nos reposoirs (II Rois, xxm, 7). On sacrifiait ainsi à Iehova au temps des Juges l ; on fit de même au temps des Rois. Non-seulement Salomon sacrifie ainsi à Gabaon, mais Iehova accepte son sacrifice, puisqu'il lui apparaît la nuit suivante et lui accorde des grâces (I, m, 4). Cela s'est perpétué clans le royaume de Juda comme dans celui d'Israël. Le roi de Juda Ézéchias, contemporain de la destruction du royaume du nord, est le premier qu'on nous représente comme ayant eu la pensée d'interdire le culte des Hauts Lieux, et d'exiger qu'on ne sacrifie qu'au Temple de Jérusalem. Jusquelà les princes les plus pieux, ceux dont le livre saint nous dit lui-même que leur cœur appartint à Iehova pendant tout le temps de leur vie, avaient pratiqué ee culte sans hésitation et sans scrupule 2. IL n'en faut pas davantage pour faire voir qu'on avait absolument ignoré jusqu'alors la prétendue Loi de Moyse, laquelle défend expressément de sacrifier partout ailleurs qu'à l'entrée <lu tabernacle (Lev., xvu, 9). Rien de plus inconciliable avec ce qui n'a cessé de se faire, dans Juda comme dans Israël, jusqu'à l'invasion des Assy-