II Rois, xxi
2. Ch. xviii, 21, et xx, 2. — Voir Iahve et Moloch, auctore W. G. comité de Baudissin, Lips., 1874, où est rappelé le livre de Daumer, Feuer-und-Molochdienst der alter Hebraeer.... 1842.
le sacrifice d'un mouton, et non-seulement l'enfant, mais l'âne (qui est en ce pays ce que le cheval est ailleurs). Il fallait bien que ce rachat fût possible et qu'il fût la règle des temps ordinaires; mais, dans les calamités publiques ou privées, le zèle dévot ne s'y arrêtait pas, et se croyait tenu de jeter en proie au dieu ces vies innocentes. On ne peut eu douter quand on lit dans Michée (vi, 7) : « Ferai-je ma cour à Iehova par des holocaustes?... Prendra-t-il plaisir aux moutons égorgés par milliers?... Donnerai-je mon premier-né pour meracheter, et le fruit de mes entrailles payera-t-il pour moi? » On lit d'ailleurs dans le Levitique (xxvii, 28) un texte sur lequel il n'y a pas d'équivoque possible: « Ce que quelqu'un aura voué à Iehova de ce qui est à lui, personne humaine, ou animal, ou pièce déterre, ne pourra être racheté... Tout vœu par lequel aura été vouée une personne humaine ne pourra être racheté, mais elle mourra. » Augustin a donc eu le droit d'imputer à la Loi juive l'immolation de victimes humaines l.
Enfin., Israël, comme tant d'autres peuples, honorait son dieu par la prostitution, celle des femmes et celle des mâles. Des troupeaux d'hiérodules, comme les appelait le monde hellénique, faisaient ce service dans l'enceinte même de la demeure du dieu, où ils avaient leurs cellules, et dont ils grossissaient le trésor d'une partie de leur salaire. « Josias, dit le livre des liais (II, xxm, 7), démolit les chambres des prostitués, dans I" maison de Iehova. • Ces! là